bijou or blanc valeur sentimentale

En 2015 je perdais les eaux. En 2018 j’ai perdu un morceau de moi ( et je ne parle pas de mes abcès ). Du moins, ça m’a fait le même effet.

En effet, lors de ma récente visite au parc zoologique de Thoiry, j’ai passé une journée merveilleuse…Mais il y eut une petite ombre au tableau. Ou plutôt une grosse ombre puisque j’en ai pleuré pendant trois jours : la perte d’une boucle d’oreille.

Vous allez penser que chialer pour si peu, c’est vraiment un excès de sensiblerie. Et sincèrement si on m’avait dit un jour que je pleurerais pour un bijou, je n’y aurais jamais cru.

Et pourtant…

J’ai les bouhouhouhoules !  que j’ai sangloté pendant 3 jours, inconsolable.

Sur mes photos, j’avais encore mes deux boucles d’oreille à 15h00. A 15h30, il en manquait une. Je me souviens parfaitement avoir machinalement vérifié leur présence lors de notre balade en camion-brousse. C’est certainement lors de ce tripotage que j’ai perdu l’attache.

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Elles sont là. Dans 30 minutes, il en manquera une.

Mais pourquoi chouiner pour ça ?

La raison est toute simple. Je ne suis pas le genre de nanas à attacher beaucoup d’importance aux bijoux SAUF :

  • pour ceux qui comportent une symbolique qui m’est chère, comme mon pendentif chouchou. Vous en trouverez sur des sites comme Jewelssimo.com
  • pour ceux qui m’ont été offerts par des proches, comme un bracelet offert par ma tatie il y a fort longtemps que je conserve comme une relique.

La boucle perdue entrait dans les deux catégories à la fois. En effet, elle m’avait été offerte par ma maman pour le dernier anniversaire que nous fêtions ensemble. Un anniversaire spécial, très spécial. Pour mes 26 ans, je partais moi-même acheter le cadeau que Maman comptait m’offrir. Elle ne pouvait plus quitter son lit d’hôpital. C’est avec Musclor que nous étions partis ensemble l’acheter. Et c’est sur ce lit d’hôpital que ma mère me l’offrit. C’était le 14 Novembre 2010 et ma maman partait dans la nuit du 11 au 12 Décembre.

J’avais envie d’en écrire un article. C’est con mais c’est comme ça. C’est peut-être le seul moyen qui me permettra de ne plus penser à cette dure perte. Alors je n’y pense pas TOUS les jours non plus hein. Mais quand je pense à ma boucle d’oreille devenue orpheline, la tristesse et la honte m’envahissent : comment ai-je pu la perdre si bêtement ?! Du coup, plutôt que de me lamenter, j’ai voulu me remémorer pourquoi j’avais choisi cette paire en particulier.

 

Mon choix de l’argent

Je n’ai jamais été attirée par l’or jaune, le plus commun. Enfin « commun »…entendons-nous hein : si l’or était commun pour moi, je ne serais pas présentement assise sur un canapé qui part en lambeaux. Mais vous m’avez comprise.

Déjà adolechiante, je n’étais attirée que par les bijoux en argent. Sans doute mon côté rock’n’roll. Evidemment je n’avais pas une thune donc je me contentais d’acheter des bijoux à six balles chez Claire’s. Après je gagnais de grosses plaques d’eczéma sur le buste et les oreilles, c’était sympa.

Par contre j’avais les yeux qui brillaient devant la beauté de certains bijoux, comme les colliers prénom en argent devant lesquels je léchais les vitrines. Littéralement. Avec des traces et tout.

Mon choix de la « pierre »

Quand j’ai perdu mon grand-père maternel, ma maman a tenu à m’offrir un bijou. Je n’ai pas vraiment compris pourquoi. Et puis elle voulait à tout prix que ce soit une bague. Mais j’avais le choix devant la vitrine du bijoutier alors j’ai choisi une toute petite bague en or, sertie d’une véritable améthyste. Loin d’être tape-à-l’oeil, elle était toute simple, comme mon papi. Brillante aussi, comme lui. Et l’améthyste, c’était uniquement parce que le violet était ma couleur préférée et que je venais de perdre mon papi préféré. Je l’ai immédiatement aimée, cette bague. Aujourd’hui je la conserve elle aussi comme une relique, et je ne la sortirai plus jamais de sa boîte pour ne pas risquer de la perdre.

Pour ma fameuse paire de boucles d’oreille, je suis partie sur une toute autre idée. Avec le recul, j’ai compris pourquoi mon choix s’était porté sur des perles de Tahiti. Sans doute inconsciemment car à l’époque de leur achat, je n’avais aucune idée précise en tête lorsque je franchissais le seuil de la boutique parisienne où je l’ai achetée. Et pourtant je suis littéralement tombée sous le charme de ces perles.

Alors certes, ce n’est pas une pierre. Mais pour moi les perles font parti du règne minéral donc on peut les classer dans la même catégorie que les pierres, na.

Mes perles de Tahiti sont gris foncé. Elles sont montées sur un petit morceau d’or blanc, lui même serti de deux petits diamants.

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Ma boucle orpheline

J’ai aimé la brillance des diamants accolée à la délicatesse et la sobriété des perles. J’ai aimé le mariage diamant/argent/perle grise qui réhaussait l’éclat de mes yeux verts, délicate couleur d’iris directement héritée de ma mère. Et j’aimais le fait qu’il ne s’agisse pas de pendantes ni de dormeuses, sans être non plus « juste » des clous. Avec le recul, j’ai compris que ce choix de perle avait sans doute un rapport à la pureté que je recherchais et associais à ma maman. Ma maman, l’intouchable, celle à qui on n’avait pas le droit de faire du mal sans que je sorte les griffes.

A l’époque, j’étais plus tournée vers les grandes pendantes et les big créoles. Ce choix m’a surprise moi-même, mais il me semblait évident qu’elles étaient faites pour moi.

Du jour où ma mère me les a offertes, je ne les ai plus jamais quittées. Même en soirée, j’avais du mal à changer de boucles. La journée aussi. Je préférais ne rien porter du tout ( aux oreilles hein ) que de porter autre chose que mes perles de Tahiti. D’ailleurs sur 100% des photos sur le blog, j’ai soit mes perles soit rien du tout.

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Octobre 2015

Je les ai portées et aimées pendant 7 ans et je n’imaginais pas en perdre une un jour. Et pourtant c’est arrivé…J’ai longtemps eu cette sensation douloureuse qu’on m’avait arraché un petit bout de coeur. Mais aujourd’hui j’ai envie de tourner la page et de retrouver un modèle qui ressemble trait pour trait à ces boucles d’oreille que j’aime tant.

La petite orpheline fait dodo sagement avec ma bague en or et l’alliance de ma mère que j’ai conservée.

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Pour conclure ce billet, je me demande si vous aussi vous possédez un bijou si particulier que sa perte pourrait vous rendre malheureux comme les pierres ? ( hahaha, jeu de mots ).

Enfin si vous cherchiez des conseils pour opter pour telle matière ou telle pierre plutôt qu’une autre, sachez que je n’aurais qu’une seule chose à vous dire : choisissez avec votre coeur. On se contrefout que l’or jaune corresponde mieux à votre teint que l’argent ou l’or blanc. On se fiche qu’une topaze ternisse l’éclat de vos yeux. Ce qui compte, c’est que le bijou vous plaise. Que vous vous sentiez bien avec. Qu’il ait une symbolique forte à vos yeux. Pour moi, c’est ce qui fait qu’un bijou est si précieux, loin de sa valeur marchande.

Et enfin je lance un appel : si vous croisez un jour un modèle ressemblant à mon orpheline, pouvez-vous m’envoyer un mail ou un commentaire ayant pour titre « urgence capitale » et en m’inscrivant l’enseigne/la boutique où vous l’avez trouvée ? Vous aurez ma reconnaissance éternelle ♥.

 




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En 2015 je perdais les eaux. En 2018 j'ai perdu un morceau de moi ( et je ne parle pas de mes abcès ). Du moins, ça m'a fait le même effet. En effet, lors de ma récente visite au parc zoologique de Thoiry, j'ai passé une journée merveilleuse...Mais il...
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