Tire-comédon SéphoraLa pouffe a beau afficher une classe hors du commun en toutes circonstances, s’il y a bien un endroit où elle peut se lâcher à part les wawas ( mais seulement les siens évidemment ) c’est dans le secret de sa salle de bains.

C’est LE lieu où la pouffe peut exterminer ses poils, se récurer la couenne, se gommer la face et surtout s’exploser les gros boutons et les points noirs, à l’abri des regards inquisiteurs et de ceux qu’elle aime, qui risquent de beaucoup beaucoup moins l’aimer en la découvrant s’adonnant à ce plaisir sadique de voir les vilains boutons sauter.
J’avoue que Musclor m’a déjà surprise en train de m’éclater une soucoupe ou deux et j’assume pas trop. J’assume encore moins de m’éclater un spot vicieux qui a pointé son point blanc dans la journée, m’obligeant à m’en débarrasser au volant, stoppée à un feu rouge, alors que le voisin automobiliste me mate et me juge en silence… en grimaçant de dégoût.

Alors vous vous souvenez certainement de mon article sur mon savon à foufoune, élu le plus glamour de tous. Voici mon article Totally Not Pouffy crû Juillet, encore pire que le précédent, gniark gniark !

Je n’ai pourtant pas eu la peau vraiment boutonneuse, une fois la période terrible de l’adolescence terminée. J’ai bien eu un ou deux vilains boutons crados qui poussaient pendant la période mensuelle des coquelicots, mais ce rythme fut enraillé par l’utilisation du génialissime savon Lush dénommé Fresh Farmacy.

Entre 2009 et 2012, j’ai eu un Implanon dans le bras. Une assurance anti-bébés permanente sans risque d’oubli comme pour la pilule, mais surtout des effets secondaires assez vicelards qui se sont pointés environ un an après l’insertion. Je ne parlerai même pas de la fréquence de mes ragnagnas absolument inimaginable ( souvent tous les 15 jours…parfois tous les 28 et quelquefois toutes les semaines…oui oui c’est Musclor qui était content à ce moment-là ) pour me focaliser sur l’état de mon épiderme facial.
Des boutons en pagaille sur les contours du visageplus précisément localisés sur les mâchoires qui remontaient parfois jusque sur les joues, un endroit qui, avant l’arrivée de l’Implanon restait sec et vierge de toute impureté.
Devant la réaction de ma dermatologue, je restais sans voix. Celle-ci m’a immédiatement demandé si j’avais changé de moyen de contraception, ce à quoi je répondis par l’affirmative puis elle me proposa des séances de peeling aux acides de fruits. A 600 €uros la cure de 4 séances ( gasp ) j’ai préféré me tourner vers lCrème Etincelante de NUXE . Les boutons ont déguerpi mais pas pour longtemps. Dès mon pot de crème terminé, les dégâts ont recommencé.

Parallèlement à ma recherche de ZE crème géniale qui éradiquerait mes spots tout en m’assurant leur retour improbable, j’ai cherché différent moyens d’éclater les boutons crades en laissant le moins de traces possible. Parce que les spots, je ne peux pas m’empêcher de les éclater. Je SAIS que si c’est mal fait, d’une ça repousse encore plus énorme, et de deux ça laisse des cicatrices assez difficiles à effacer.
Bon la plupart du temps, je m’emploie à faire ça de la façon la plus hygiénique possible hein, en me nettoyant scrupuleusement les mains avant et après manipulation, en utilisant mouchoirs et/ou cotons propres et en désinfectant juste après.

Tire-comédon Séphora

La pouffe est dingue des accessoires. Elle en possède des dizaines, du coussin de baignoire aux coussinets nettoyants, en passant par une collection bien fournie de pinceaux à maquillage, il lui en faut toujours plus.Et la période des soldes sur le site de Séphora est la Caverne de Lalu Gaga.
Je suis tombée sur l’accessoire qui conviendrait parfaitement à ma peau moisie : le tire-comédons . Je n’ai pas hésité longtemps devant les promesses avancées et pour la modique somme de 8,50€ , j’ai fait entrer ce bâton de quelques centimètres dans mon antre.

Tire-comédon Séphora

«Un outil malin et 100% hygiénique pour extraire les points noirs et blancs sans laisser de trace sur la peau. En acier inoxydable, il possède un embout large pour s’attaquer aux points les plus résistants, et un embout fin pour la finition»

J’aime la manière dont Séphora ferait passer cet outil de torture pour un engin glamour et indispensable à la survie de toute pouffe.

En effet en découvrant ma commande à grands renforts de hiiiiiiiiiiiii , j’ai extirpé un petit tube cylindrique de ma belle boîte cartonnée. J’ai décapsulé le petit bouchon en plastoc pour en extraire un outil métallique estampillé Sephora Professionnal.

Autant le dire tout de suite : si vous pensiez passer inaperçue Mesdames avec cet engin au top du glamour, c’est foutu. Tout le long du tube de rangement en plastoc, on peut lire en police de caractères énooorme : BLEMISH EXTRACTOR. Et pour celles qui n’auraient rien pané à la langue de Shakespeare, une mention tire-comédon vient se superposer à cette dernière.

Tire-comédon Séphora double embout

La première fois que je me suis trouvée avec l’outil dans la main, et après avoir observé rapidement les deux embouts, je me suis exclamée : Vache ils sont balèzes les embouts ! Ca doit marcher du tonnerre pour les boutons de Goliath. Sauf que moi j’ai seulement des spots de taille standard, malgré tout assez gros pour qu’ils soient bien visibles par le commun des mortels.

Déjà je flippe.

Après ma première utilisation de ce truc ( mémorable surtout par les traces qu’il a laissé ) je me suis dit que c’était pas Dieu possible, j’avais dû pas capter une subtilité. J’ai alors enfilé mon costume de blonde au QI de moule et ai entrepris de lire la notice. Car oui, une notice est enroulée dans le tube.

Tire-comédon Séphora

Dessus on peut lire les instructions en 8 langues, et c’est vachement moins glamour que le petit topo de Sépho :
1. L’embout le plus large sert à déloger les points noirs et blancs. Cette partie permet d’avoir une surface importante avec la peau afin d’exercer une pression plus importante ( en fonction de l’incrustation du point ) sans blesser et marquer la peau.
2 . L’embout le plus fin sert à la finition. Il permet de vider le contenu restant des points noirs et blancs après la première opération.
3 . Appliquer une lotion désinfectante pour terminer le soin.
4 . Désinfecter l’instrument avant et après chaque utilisation. Pour un résultat optimal, commencer par un bain de vapeur afin de dilater les pores et ainsi faciliter l’extraction.

Tire-comédon Séphora : Le gros embout

Le gros embout

Hormis le fait qu’on nous prenne pour de grosses dégueulasses qui ne nettoient pas leurs instruments de torture après manipulation, j’ai vraiment la sensation qu’on nous prend pour des truites. Comme si on n’avait pas deviné que l’embout le plus fin sert à la «finition»…J’en connais plus d’un qui ce serait bidonné en lisant cette phrase ( mais pas moi bien sûr puisque je reste sobre dans cet avis ).
Pour résumer mes différentes utilisations, sachez qu’ à chaque fois , j’ai pris soin de démaquiller puis nettoyer ma peau avant d’effectuer un gommage doux pour désincruster les pores . Après avoir rincé à l’eau tièdeje sèche mon visage, décapsule mon tube et saisis fermement l’extracteur avec trois doigts , au choix.
Je choisis ma victime.

Tire-comédon Séphora : L'embout fin

L’embout fin

1. D’abord j’ai commencé par le plus facile : le GROS BOUTON plein de mayo qui ne demande qu’à péter. Je prends l’embout le plus gros, et j’appuie doucement.

Il ne se passe rien.
Ah si : j’ai mal.

J’appuie un peu plus fort.

Il ne se passe rien.
Ah si : j’ai encore plus mal.

J’exerce une pression croissante en espérant vraiment faire péter le spot, ou du moins le fissurer.

Toujours rien.
Ah si : j’ai la larme à l’oeil tellement ça piiiique !
Je tente avec l’embout le plus fin, j’appuie. Le bouton sort la tête, on dirait qu’il va péter. Mais non, il résiste, il prouve qu’il existe.

Tire-comédon Séphora

2 . Je joue ma warrior et tente d’exploser un POINT BLANC. Le point blanc est différent du bouton crade sus-nommé à mes yeux puisque loin de renfermer une substance s’apparentant à la mayo, il renferme ce que j’appelle affectueusement «une boule de graisse», un petit lipome quoi. ( d’ailleurs je vous déconseille formellement de consulter l’article Wikipédia sur ce dernier, j’ai failli dégobiller devant la photo, erk )

Alors là, quelque soit l’ordre dans lequel j’utilise les 2 embouts, le constat est invariable : la bouboule ne bouge pas d’un poil de fesse. Il ne se passe rien. A part que j’ai vachement mal. Bien sûr.

3. Je ne m’avoue pas vaincue et reste polie ( grmbmblblb saleté d’bazar de chiotte ! T’vas bien servir à que’qu’chose nomdedju ) en tentant de déloger un ou deux POINTS NOIRS. Les plus faciles pour commencer : ceux du pif.
Une fois de plus c’est peine perdue : à part chialer ( ouais j’ai appuyé tellement fort que ça a touché le nerf optique ) et me moucher ( et morfler comme pas possible ), l’outil n’a servi à rien du tout.

Tire-comédon Séphora

Après cette séance effroyable de torture où j’ai chialé, reniflé et crié comme pas permis, j’ai failli hurler en voyant ma tête en entier dans le miroir :GRAAAAAAAAAAAA d’énooooormes cicatrices partout AUTOUR des boutons !!!

Non seulement les spots sont toujours là mais j’hérite de cicatrices assez balèzes qui mettront plusieurs jours à partir, voire ne disparaîtront jamais pour certaines ! Heureusement que j’avais perpétré le massacre un vendredi soir, sans prévision de sorties pour le weekend sinon je vous dis pas la honte.
Enfin bon. J’ai désinfecté ma grosse daube ( oui je l’ai rebaptisée illico sur le coup ) non sans maugréer quelque peu puisque les embouts sont trop gros pour les boutons, mais trop petits pour y glisser des fibres de coton enduites de Biseptine.

Mais bon vu que je ne comptais pas réutiliser cette horreur de sitôt, je me suis persuadée que c’était pas bien grave s’il restait de la peau dessus.

Quelques semaines plus tard et l’Implanon occasionnant toujours plus de dégâts sur feu-mon joli minois, je décide de ressortir l’extracteur de boutons.
Mais cette fois je vais mettre toutes les chances de mon côté et me farcir avant torture un bain de vapeur facial. Une tablette Tech’Tonique de Lush plus tard, je suis rouge comme une tomate, les pores grands ouverts qui ne demandent qu’à être purgés de leurs immondes comédons.
Enfin bref, je suis d’attaque.

Je re-désinfecte gauchement le bidule et c’est pleine d’espoir que je pars dans une nouvelle croisade contre les intrus dégueus.

Tout espoir est alors réduit à néant quand je constate que les embouts, au lieu de faire sortir la tête des soucoupes et quelque soit leur nature ( noir, blanc, rouge, vert, bleu…), les embouts sont trop gros et «enfoncent» les têtes à l’intérieurMoi j’ai demandé à ce qu’on m’ EXTRAIE mes comédons, pas qu’on me les GREFFE sur la trogne.

Après un quart d’heure d’essais totalement vains, je bazarde le truc dans son tube et me jure de ne plus jamais le réutiliser. J’étais en pleine opération Pores Ouverts pourtant mirde !

C’est donc déçue que je m’en suis tenue à la technique ancestrale et dégueu qui a fait ses preuves et qui consiste à choper le bouton entre deux doigts, appuyer dessus et le faire exploser puis le vider entièrement à l’aide de deux cotons-tige ou un mouchoir. C’est encore ce que j’ai trouvé de mieux pour me débarrasser en deux temps trois mouvements d’un spot pas présentable.

Et d’ailleurs c’est la même technique qu’utilise mon esthéticienne lors des nettoyages de peau ( après m’avoir mis la tête dans un four à environ 500 degrés pour ouvrir mes pores ) pour éclater les points noirs. Une technique reconnue par les professionnels donc. Celle qui laisse des traces certes, mais pas indélébiles. Celle où tu peux nettoyer tes instruments ( les paluches ) après en frottant bien dans les interstices. En bref une technique manuelle qui ne nécéssite pas le moindre euro mais diablement efficace pour éradiquer tous les boutons disgrâcieux !

Tire-comédon Séphora : Utilisation superflue comme mon thermomètre à mercure !

Utilisation superflue comme mon thermomètre à mercure !

Pour la coquette somme de 8,50€ , vous acquérez un objet totalement inutile au mieux , au pire tortionnaire puisqu’en plus de ne PAS déloger les boutons ciblésil laisse de très vilaines traces à l’endroit où on exerce tant bien que mal une pression conséquentemais vaine.

Les deux embouts sont bien trop gros et trop larges pour être vraiment exploités , du coup tous les spots en sortent la tête haute , quelque soient les préparations de peau éxecutées préalablement ( gommage , sauna facial etc ..)

Il reste malgré tout un outil solide et inoxydableMalheureusement du fait de la difficulté de désinfection du bidule , on peut regretter son côté peu hygiénique.
Et puis par définition ( vu que c’est quand même dégueu comme instrument… un peu comme si j’offrais ma brosse à wawas à quelqu’un ) vous ne pourrez pas le refourguer à un gros naïf qui croirait encore qu’un bout de métal fait mieux le boulot que deux ongles acérés .

Satisfaction : 0 / 10

 

PS 1 : Ah oui pis j’allais oublier : je sais que vous adorez mes reportages-photo mais j’ai pas joué ma connasse cette fois-ci. Je vous épargne donc les clichés ragoûtants à base de sang, pus et peaux arrachées. Ne me remerciez pas.
PS 2 : Depuis, j’ai préféré le stérilet au cuivre et ma peau s’en porte beaucoup mieux !
PS 3 : Ce tire-comédon Séphora est une vraie bouse, mais j’avoue être assez tentée par la forme « petite cuillère » de cet outil ( un exemple juste là ) qui coûte une misère sur Amazon…L’avez-vous testée ??

PS 4 : Dois-je préciser que je suis follement tentée par l’aspirateur à points noirs ( ouais : CLASSE ) qui est numéro 1 des ventes sur Amazon ?




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