prénom bébé enfant parentalité maternité grossesse

Ah, le prénom ! Le prénom. Je crois que pour le commun des mortels, lorsqu’on nous annonce une grossesse et passé le délai périlleux des premières semaines, c’est LE truc pour lequel on se creuse le citron.

Avant même de connaître le sexe de son enfant, on réfléchit déjà aux options préférées/envisageables/même-pas-en-rêve. Sisi, même toi qui t’es décidé(e) sur le tard, avoue que tu y as pensé tout de suite. Ne serait-ce que pour écarter des prénoms qui ne collent pas avec ton nom de famille ( dans mon cas, y’en a un paquet ). Finalement le prénom, c’est la première pression que tu te colles en tant que parent. Parce que ton gnome le portera à vie, alors faudrait voir à pas lui refiler un prénom trop ridicule, connoté ou lourd à porter hein.

D’ailleurs, vous remarquerez que la première question des proches ( ou moins proches ) lorsqu’on annonce une grossesse, après celle de la nature de ses organes génitaux, c’est « et pour les prénoms, vous avez déjà une idée??« .

Personne n’y échappe. Même pas moi. C’est un peu le passage obligé pour montrer que tu t’intéresses un minimum à la vie des futurs parents. Quoique, depuis ma grossesse, je pose cette question à mes copines à un terme beaucoup plus avancé que le premier ou second trimestre. Pour moi, le choix d’un prénom, ça se mûrit. Et à deux tant qu’à faire. Tu vois pas le bordel si tu te mets bille en tête que ta fille s’appellera Gertrude, et la veille de la naissance, le père te dit qu’il a jamais donné son aval pour ce nom de merde ( oui Gertrude est un nom de merde )? Donc reprendre les négociations dès le départ à 24 heures de démouler le divin enfant, c’est comme qui dirait un peu chaud du slip.

Comme la majorité de la population donc ( je suis un mouton ), dès ma grossesse confirmée, je cherchais déjà des idées de prénom pour le foetus. Je crois qu’à ce propos, tout le monde s’accordera à dire qu’il est beaucoup plus facile de dénicher des prénoms de fille que de garçon. Question de quantité, de sonorités différentes etc etc. Bon moi je voulais très fort un p’tit couillu , et mon instinct me disait que ce serait une p’tite fendue.

Mais à la limite, peu importait. J’avais déjà mes idées de prénom quel que soit le sexe de l’enfant depuis des années…

Alors je vous raconte la genèse du prénom de LaLutine ? Pourquoi elle s’appelle ainsi ( pas LaLutine hein, son vrai prénom j’entends ) ? Et comment on en est arrivés là ? C’est parti pour l’histoire…

 

Des idées vieilles comme le mon monde

 

Lorsque j’ai rencontré Musclor, que j’étais jeune belle et insouciante, une fois je lui avais confié qu’il serait le père de mes enfants et que ça tombait vachement bien puisque j’avais déjà trouvé le prénom de notre future marmaille. A la réflexion, je me demande pourquoi il ne s’est pas barré en courant. Bref.

Intriguée ( ou effrayé, je ne saurais jamais ), il m’avait demandé de les dévoiler. Je lui affirmais alors que je rêvais d’un petit garçon comme aîné, puis d’une fille, et d’un troisième que-je-m’en-fous-du-sexe-c’est-du-bonus.

Ici, je ne dévoilerai donc pas le prénom de notre futur gnome masculin ( c’est hypothétique tout ça hein, je ne suis pas enceinte du second ) puisque la mésaventure avec mes deux prénoms féminins de prédilection m’a vaccinée quant au fait de révéler ses idées à ses proches. Et par deux fois, en plus. Z’allez comprendre…

Deux idées devenues… une

Depuis la fin de mon adolescence donc, je connaissais le prénom de mes potentiels ovules fécondables. Dans le cas d’une petite fille, j’en avais choisi deux :

  • Emmie : parce que le prénom Emma devenait à cette époque méga-répandu (#Friends4Ever ) et que je trouvais que le prénom Emmie avait ce je-ne-sais-quoi de plus doux, plus agréable aux oreilles qu’Emma. Et je tenais à l’écrire de cette façon pour le « franciser » un peu. Même si, de base, c’est justement son origine anglo-saxonne qui m’a plu. « Emmy » ou « Amy » ressemble à la contraction du (trop long ) prénom Emily.
  • Nola : parce que j’aimais beaucoup le prénom Nicole. Je sais pas d’où ça vient, peut-être de la fille du Gendarme de Saint-Tropez ( on rigole pas, merci ) mais qu’à chaque fois que j’évoquais Nicole à quelqu’un, la réaction était si unanime que ça en devenait ridiculeusement prévisible : « bWaaaAAerrK ! Mais c’est MOCHE Nicole ! C’est vieux, ça puduku, nan mais vraiment t’as des goûts de chiotte LaLu ! ». Nicole me restait malgré tout en tête, malgré le veto de Musclor quelques années plus tard. Et puis un jour, je regarde le film Match Point de Woody Allen. Et dedans, l’un des personnages principaux ( interprété par cette bombasse de Scarlett Johannsson ) s’appelle Nola. J’ai eu un coup de coeur immédiat pour ce prénom, un coup de coeur dont l’intensité n’a pas baissé au fil des années. J’ai trouvé la ressemblance avec Nicole frappante, mais la sonorité et la longueur du prénom Nola était beaucoup plus dans l’air du temps.

Ces deux prénoms se ressemblent beaucoup pour moi. En effet, je ne souhaitais pas de prénom ancien. Je voulais un prénom court, à l’accroche douce. Mais surtout, surtout je ne voulais pas d’un prénom trop répandu. Sans toutefois opter pour un prénom complètement zarbi qui serait sans cesse écorché et/ou moqué. Je trouve qu’Emmie et Nola collaient superbement bien à tous ces critères.

Seulement voilà. Ma belle-soeur en 2012 venait de démouler la première fille de la famille. Elle et mon frère décidèrent de l’appeler d’un prénom très répandu. Jusque-là tout va bien. Mais à la question « et toi si tu avais une fille, comment tu l’appellerais? », j’ai eu le tort de répondre la vérité. « Nola ou Emmie, mes deux prénoms chouchou ». Elle a trouvé mes choix vachement jolis…. J’aurais du me méfier.

Deux ans plus tard, cette même belle-soeur accouche d’une seconde petite fille. Lorsque mon frère nous annonce le prénom, j’en suis comme deux ronds de flan. Un flan qui se disloque et revient à l’état de lait cru : L’enfant s’appelle « Emy ».

Sur le coup, j’ai rien dit mais je vous jure par tous les Dieux diables que je l’ai eu trèèèèès mauvaise. C’est ce jour-là que je me suis jurée de ne plus jamais révéler mes idées de prénom pour ma future progéniture avant que Musclor m’ait planté sa graine. Ca a l’air supercon et futile, mais je vous assure que ça m’a blessée et pas mal retournée cette histoire. A l’époque, je ne savais pas si j’aurais la chance d’être enceinte un jour, mais ma belle-soeur a ce jour-là anéanti l’un de mes plus vieux rêves. Comme nous sommes brouillés à mort depuis plus d’un an, je suis sûre qu’aujourd’hui si elle lit ses lignes, elle s’en frotte les mains de contentement ( CO.LASSE. )( et moi je te traite de coLasse en public si je veux, lalalère )

D’ailleurs c’est seulement 1 mois après la naissance de ma nièce que j’ai appris que j’étais enceinte à mon tour.

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Connaître le sexe du bébé ?

Lors de l’échographie du premier trimestre j’hésitais encore à demander ou non la révélation du sexe de notre enfant à la gynécologue. Musclor, lui, ne s’est pas posé la question une seconde : il voulait savoir à tout prix !! Je me suis donc résolue à demander si on pouvait avoir une idée…et la gynéco nous a alors révélé qu’il y avait de très grandes chances pour que ce soit une fille. J’avoue(  aujourd’hui sans culpabilité ) avoir ressenti une demie-seconde de déception. Je m’étais vraiment mis bille en tête que notre premier serait un garçon, et savoir que la Nature en avait décidé autrement m’a légèrement déçue. Passée cette demie-seconde, mes yeux se sont mouillés d’émotion.

Car ce sentiment s’est vite évaporé au profit d’un autre bien plus positif : j’étais enceinte, le bébé était bien accroché et faisait même du toboggan dans mon utérus ( elle avait l’air de bien s’éclater dans mon dedans ), et peu m’importait son sexe finalement. Ce qui n’a fait que renforcer mon sentiment si un jour, un second Lutin venait s’implanter dans mon bide : je me contrefous de connaître son sexe.

Même si la gynéco nous précisa ce jour-là que la certitude était de l’ordre de 70%, pour Musclor et moi, c’était sûr : nous allions avoir une fille.

Immédiatement, les discussions au sujet du prénom prirent un autre tour. Ils passèrent de très légers lors du premier trimestre, à beaucoup plus « discutés » ( dirons-npous sobrement ) pour les six mois restants ! Cette première échographie avait tout concrétisé, nous avait pas mal rassurés aussi. Il était temps de causer sérieusement prénoms !

Des mois de recherche

 

Evidemment, le jour où j’ai pissé sur le bâtonnet et que la petite croix bleue était apparue, vous vous doutez bien que j’étais à la limite du harcèlement avec Musclor quant au prénom de notre future merveille. Avec mes idées adolescentes bien ancrées, je lui rappelais alors fermement que la belle-soeur m’ayant déjà piqué une idée ( insérez ici tout un tas de noms d’oiseau ), il ne m’en restait plus qu’une, et que je l’aimais toujours autant.

Musclor aime bien. En plus je lui sors un argument de choc pour le faire flancher :  Nola, c’est la version féminine de Nolan, et il se trouve que le réalisateur préféré de Musclor n’est autre que Christopher Nolan. ( je rappelle que nous avons conçu LaLutine en revenant du ciné où nous avions été bouleversés par le film INTERSTELLAR ). Je pense que mon argument est infaillible et il semble d’ailleurs trouver un écho en Musclor…

Oui mais.

Dès la première échographie passée, il n’était plus sûr. Il veut que ce soit un prénom désiré par nous deux. D’un commun accord. Et qu’on en soit sûr et qu’on ne regrette rien. En soit, il n’a pas tort. Mais moi je pensais qu’il était d’accord.

Je boude.

( pas longtemps hein. Il a suffi qu’il m’achète un gâteau au chocolat et j’avais déjà oublié pourquoi je faisais la tronche ).

Je boude pu. Mais Musclor veut vraiment trouver d’autres idées…Et il n’en a aucune. Un jour, dans un moment d’égarement, je parle de Chloé. Musclor accroche immédiatement. Deux jours plus tard, je lui fais oublier sa nouvelle fixette : pas envie qu’en appelant ma fille dans la rue, dix Chloé se retournent. J’adore ce prénom, mais il est devenu bien trop commun. Chloé, c’est la Julie des 80’s ou la Emma des années 2000.

Musclor boude.

Et pour qu’il arrête de bouder, je vais devoir trouver d’autres idées qui l’emballent ( il n’a vraiment aucune imagination )( et la réconciliation au gâteau au chocolat ne fonctionne pas avec lui ). Afin de dégoter de l’inspiration, je décide donc d’acheter un pavé de 94516 pages ( j’exagère à peine ) contenant pas moins de dix mille prénoms. C’est devenu le livre de chevet de Musclor. Tous les soirs, il en feuillette quelques pages. La plupart du temps, il préfère putasser sur les prénoms moches. Je lui rappelle que l’achat du livre vise à trouver un ou plusieurs prénoms qui lui plairaient, et pas de se marrer comme une baleine en faisant la langue de flûte. Il s’en cogne : il lit, il se marre…Et il désespère aussi de trouver l’inspi, aussi. Pour lui remonter le moral et le motiver à chercher encore,  j’investis vingt balles dans un doppler foetal  afin d’écouter le coeur de notre fille : c’est rigolo, c’est aussi très émouvant, et ça nous fait penser à autre chose que son prénom ( en vrai on pense déjà à un milliard d’autres trucs hein, mais à ce rythme, je me vois déjà appeler notre enfant « bébéfille » comme dans Friends ).

Un soir, il referme le bouquin des 10.000 prénoms et me lance :  » Ca y est ! J’ai fini. »

Ouais. D’accord. Et ?

Eh bien figurez-vous qu’il n’a rien trouvé. RIEN.

Sur dix-mille prénoms.

Dois-je VRAIMENT vous faire un dessin pour expliquer ma tête à ce moment-là ? Je ne pense pas.

L’ai-je pourri pendant une heure et qu’il a pas trop moufté ( « c’est la faute aux hormones ! ») (Je t’en collerais des hormones moi !!! ) ?? Absolument.

On repart à zéro

Pour démontrer à Musclor par a+b qu’il est une grosse quiche y met de la mauvaise volonté, je m’emploie à décortiquer moi aussi ce gros pavé de prénoms. J’en trouve quelques-uns qui nous plaisent à tous les deux…pendant quatre-cinq jours maximum.

Et est-ce que j’omets de lui souligner que les prénoms que je lui propose sont issus du bouquin qu’il vient soi-disant d’éplucher ? Bien sûr que non. Hashtag la meuf qu’aime bien enfoncer le clou .

Après ce qui est sûr, c’est que je me paye moi aussi quelques bons fous rires devant certains prénoms. Mais les goûts et les couleurs hein…( je veux froisser personne donc je ne donnerai pas d’exemples ) ( non non n’insistez pas. )

Vers 7 mois et demi de grossesse, nous avons entériné une liste commune de 5 prénoms féminins qui nous plaisent. Evidemment parmi cette liste, j’ai toujours mon préféré en tête. Mais comme j’ai décidé d’être souple ( si tant est qu’on puisse être souple lorsqu’on a un bide de 2 mètres de circonférence ), j’ai consenti à envisager d’autres prénoms pour le bien de notre couple. ( Mais j’ai toujours mon préféré ).

Nous avions décidé d’un commun accord avec Musclor et moi-même de ne révéler à PERSONNE cette liste de 5 idées. Pourquoi ? La raison principale tient en peu de mots : nous ne voulions l’avis de PERSONNE. C’était nos choix à nous, notre enfant à nous, nos décisions à prendre ensemble, rien que tous les deux.

Alors pourquoi ai-je, dans un moment d’égarement, proposé à mon père et ma belle-mère de leur dévoiler notre liste ? Sans doute parce que :

  1. Ils nous tannaient depuis des mois et qu’ils avaient soudain arrêté de nous demander. Mon ego a dû prendre le dessus et j’ai voulu remettre le sujet sur le tapis.
  2. Voir si mon papa accrochait avec un ou deux prénoms. Ca m’aurait certainement fait un petit quelque chose de savoir que le seul papi que LaLutine aurait ait validé son prénom.

Musclor consent ce jour-là, autour d’un barbecue dans le jardin amienois, à révéler cette liste.

Ca n’a l’air de rien, mais pour nous c’était très important. Ce moment précis. Car nous dérogions à notre propre règle. C’était un peu dévoiler de nos secrets intimes, alors c’était limite solennel tout ça ( si tant est qu’on puisse être solennel lorsqu’une tournée de sangria est proposée ) ( sauf pour moi bien entendu #chnirf ).

Attention les gars, on vous dévoile notre liste. Truc de fou ! Pompéleup !

Eh bien j’aime autant vous dire que leur réaction nous a refroidis . On en a énoncé un : pas de réaction. Un autre : pas de réaction. Un troisième : pas de réaction. Comme ça jusqu’au dernier. A ce moment-là, je me suis demandée si Musclor et moi étions rentrés dans une faille spatio-temporelle où personne n’entendait les mots que nous prononçions. Devant cette absence totale de réaction, positive ou négative, je finis par lâcher : Alors ? Vous avez un préféré parmi la liste ?

La réponse est sans appel : non.

On a essayé d’en savoir un peu plus, mais sans doute pour ne pas nous froisser, ils ne se sont pas étendus davantage. Musclor & moi n’avons pas regretté d’avoir révélé notre « liste », mais on s’est dits avec le recul que c’était finalement très très inutile comme démarche. Donc j’aime autant vous dire que si un second il devait y avoir, on tairait nos idées. Point barre.

 

40ème semaine : le déclic de Musclor

 

Tandis que la comparaison avec une baleine devient de moins en moins farfelue ( je rappelle que j’ai accouchée à 41SA+6 jours ), le temps file et nous n’avons toujours pas décidé du prénom de la gosse. J’accouche dans 15 jours, pensais-je ( naïvement ), alors va peut-être falloir se magner le train. La liste s’est réduite en un mois, et deux prénoms se détachent ( et j’ai toujours mon préféré dedans ). J’ai bassiné deci-delà Musclor avec mon favori, mais j’avoue que le second prénom ne me laisse pas indifférente non plus.

Un soir, alors qu’il venait de me masser le périnée ( beh quoi ? ), Musclor comme à son habitude me passe la main sur l’hectare de bidon et lui cause. « Alors comment ca va Nola ? On va bientôt se voir ! On a tellement tellement hâte si tu savais ! ».

Je rêve ?

Entends-je des voix ?

Ai-je fantasmé la réalité ?

Je demande à Musclor s’il vient bien d’appeler mon bide notre fille Nola.

Ben en fait, j’aime bien, qu’il dit.

Je lui fais répéter trois fois. J’ai envie de le pourrir mais LE POURRIR pour avoir passé des mois à chercher autre chose que LE prénom fétiche, pour finalement opter pour lui. Mais je crois que je suis tellement heureuse et émue à ce moment-là qu’aucune goutte de venin saveur hormones ne sort de ma bouche.

Pendant les 21 jours qui suivront, Musclor appellera notre fille-bientôt-là NOLA. Seulement dans le cadre privé, bien entendu.

 

Nolamour

 

Le jour de l’accouchement ( cet article est toujours dans mes brouillons, mais vous pouvez en découvrir les prémices ici ) , nous déclarons d’emblée au bloc opératoire que notre adorable paupiette de 4,240kg et 53cm s’appelle Nola.

Le prénom dont je rêvais. Le prénom que j’avais choisi 15 ans plus tôt. Je n’ai pas assez remercié Musclor d’avoir finalement craqué pour ce prénom que j’aime tant. Alors je profite de ce billet pour lui dire : merci, merci de tout coeur, mon loulou ♥

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En deuxième et troisième prénoms, nous optons pour celui que Musclor a inventé ( comme quoi, il a tout de même un peu d’imagination , hahaha ) puis pour Chloé, histoire de rappeler que ce prénom a bien failli être le sien ( s’il n’y en avait pas deux milliards en France, j’entends ). Nous avons délibérément choisi de ne pas lui attribuer le prénom de sa grand-mère dans les étoiles, ma maman adorée, partie rejoindre les anges 5 ans plus tôt. Pour nous, donner le prénom d’une personne décédée qu’on a aimée tellement fort est une forme de « pression » qu’on ne souhaitait pas imposer à notre enfant. Nola est une personne à part entière. Nous ne souhaitions pas à travers elle, raviver ou ranimer une autre personne. Un être chéri qui nous manque certes, mais ce n’est pas un second ou un troisième prénom qui la ramène à notre quotidien. Nos souvenirs encore vifs sont là pour ça. Une fois encore, tout le monde ne sera pas d’accord avec nous, mais c’est le choix ( ou plutôt le non-choix ) que nous avons fait.

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Dès le premier jour de Vie de LaLutine, Musclor m’a glissé plusieurs fois que vu sa bouille, il était impossible d’appeler notre fille autrement que Nola. Il le disait avec des étoiles dans les yeux. J’étais heureuse. Heureuse car ce prénom rare, court, doux et rond comme ses joues dodues lui collait effectivement à la peau. Notre fille n’aurait pas pu s’appeler Paloma, Louise, Madeleine ou Emmie. C’était Nola, c’était écrit.

Comme ce prénom, LaLutine âgée aujourd’hui de 2 ans et demi est une enfant douce et calme, pétillante et rigolote. Au tout début, beaucoup l’appelaient Lola, et je prenais et usais de ma patience pour rectifier. Ou alors on prenait ce prénom pour celui d’un petit garçon. Aujourd’hui, plus personne ne fait d’erreur ( peut-être parce que je l’épèle d’emblée, hahaha ).

J’avais envie de coucher sur le papier la genèse de son prénom. Comment nous l’avons choisi, et quelles ont été les différentes étapes traversées au fil de ma grossesse concernant ce choix qui la suivra toute sa vie. J’ai envie de me souvenir de tout ça. Et j’avais envie de vous raconter cette tranche de Vie également, pour que, vous aussi, vous vous souveniez de ces doux moments et parfois de ces belles engueulades  autour du prénom de vos enfants. 

 

 

Il me vient une anecdote « rigolote » : environ 1 semaine après être rentrés à la maison avec notre Nola toute neuve, alors que nous allons chercher du pain ( ou nous promener au parc )( j’ai une mémoire d’éléphant mais je n’en suis pas non plus à ce point-là dans le souvenir des détails ), une maman se retourne pour appeler sa gosse : « Nolaaaaaa, tu viens  oui ou zut?? ». Musclor s’est fait un malin plaisir de se retourner vers moi avec un grand sourire ironique tatoué sur les lèvres : » Nola, un prénom rare….. hmmmm ??? »

PS : 4 mois après, nous détections un soucis patronymique…Pas avec le prénom de LaLutine, mais avec mon nom de famille et ce, depuis ma propre naissance. Je vous racontais tout ici.

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