nounou0Vous commencez à me connaître : à chaque passage à la FNAC, je fais un détour du côté de la chicklit pour surveiller la parution de nouveautés.
Et celle-là, je ne pouvais pas passer à côté : la couverture est jaune poussin .
Plus tape-à-l’oeil tu meurs. J’aurais dû me douter qu’il y avait andouille sous cloche.

Par contre je ne connaissais pas du tout l’auteure, et pour cause : il s’agit là de son premier roman, encensé par la critique.
Bon.
Bah.
Je sais pas ce que les critiques s’étaient enfilé le jour où ils ont lu LE NOUNOU ( The Manny en version originale ) tant je l’ai trouvé naze. A moins qu’ont ait pas lu le même bouquin, c’est pas possible autrement.

Vous allez voir que mon synopsis de l’histoire va être très succinct.
La raison principale? Ce livre n’a qu’une seule intrigue ( limite deux si vraiment on veut vraiment tenter de trouver des points positifs à ce roman ) et elle est assez simple.

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Jamie a la bonne trentaine.
Elle a trois beaux enfants et un mari, Philip, aussi capricieux que richissime avocat. Elle a un boulot de productrice TV à mi-temps sur une grande chaîne nationale d’informations.
Sa vie est plutôt peinard : son mari gagne extrêmement bien sa vie et elle délègue toutes les tâches quotidiennes à ses domestiques. Jamie est issue de la middle-class ( classe moyenne ) et a bien du mal à suivre les codes du «Périmètre» autrement dit de la classe richissime dans laquelle son mari aimerait qu’ils aient leur place.
Celui-ci trouve qu’il ne gagne pas assez d’argent, et aimerait en posséder assez pour ne plus avoir jamais à se soucier de rien, alors qu’il a déjà une baby-sitter pour ses deux enfants en bas-âge, une domestique dédiée à l’entretien de la maison, une résidence secondaire près de la mer, et j’en passe.

Mais le pauuuuuuvre aîné de la famille, Dylan, traverse une crise existentielle ( purée déjà faudra m’expliquer comment à 9 ans, on se sent en marge de la société ) et Jamie ressent le besoin d’engager un nounou, un mâle pour s’occuper de lui à plein temps puisque son père Peter est toujours barré à droite à gauche pour son business.
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Comment va se passer l’intégration du nounou Peter dans la famille? Jamie va-t-elle encore supporter longtemps les caprices extravagants et les colères sans fondements de son riche mari? Et Peter, même s’il ne fait pas parti de ce monde «de la Haute», pourrait-il remplacer le père dans le coeur de Dylan et le mari dans le coeur de Jamie?

Je sens que j’ai insufflé un suspense insoutenable à ce billet…nan?

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L’intrigue m’a franchement gonflée : une femme riche veut embaucher un nounou pour s’occuper exclusivement de son aîné. Son couple bat de l’aile depuis un certain temps, et comme par hasard, elle embauche un mec plutôt séduisant.
Certes ce synopsis était précisé en quatrième de couverture.
Mais moi je m’attendais à un truc drôle, plutôt second degré du style la nana est riche mais plutôt fofolle quoi. Et elle a envie d’exprimer un peu tout ce qu’elle contient comme « côté piquant » depuis son mariage.
Mais pas du tout.
Je n’ai pas souri une seule fois tout au long des 500 pages de ce roman , et l’héroïne m’a plus exaspérée qu’autre chose.

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L’intrigue est cousue de fil blanc et il ne faut pas sortir de Centrale pour en connaître le dénouement . 
Sauf que pendant 400 pages, Jamie tourne en rond. Toujours à se poser les mêmes questions et à subir son mari insupportable. Je n’avais qu’une envie : lui secouer le cocotier et lui hurler de se barrer.

Quant à l’intrigue secondaire axée sur un reportage que Jamie produit, et qui semble être le gros scoop médiatique de l’année ( un député républicain sodomiserait une jeunette alors qu’il est homophobe, taxe certaines pratiques sexuelles d’anormales et prône la fidélité au sein d’un couple hétérosexuel ) , il ne fait que combler le roman de quelques pages, et une fois encore, le dénouement retombe comme un soufflé puisque d’énormes indices disséminés tout au long des pages nous laisse présager de la fin de cette intrigue.
Bref, je me suis rarement autant fait ch*er en lisant un bouquin de chicklit. Je me suis vraiment forcée à me cogner les 500 pages et tous les soirs, au bout de 5 pages, je piquais déjà du nez. C’est dire si l’intrigue est passionnante quand je sais qu’en moyenne je lis un roman de chicklit en 3 ou 4 jours…
Vous pourrez me dire que souvent, les intrigues dans les romans de chicklit ne sont pas bien palpitantes. C’est vrai. Le but de ce genre de littérature n’est pas de vous agiter le neurone mais plutôt de l’amuser. Du coup on se retrouve souvent face à des récits très prenants, souvent assez drôles, et dont les rebondissements servent avec rythme un scénario pas franchement intello mais qui permettent de s’accrocher aux personnages décrits.

Dans LE NOUNOUje n’ai trouvé aucun style, aucune patte .
L’humour m’a déjà cruellement manqué, c’est une chose. Mais quand le récit est vraaaaiment plat , bourré de descriptions soporifiques sur les tenues vestimentaires et les intérieurs coquets des Dames de la Haute , il en résulte simplement un endormissement spontané du lecteur.

Je me suis même demandée si je n’étais pas atteinte de narcolepsie.

Quant à l’attachement aux personnages , il est inexistant .
L’héroïne principale passe son temps tantôt à critiquer la Société qui l’exaspère, tantôt à s’efforcer de l’intégrer du mieux qu’elle peut en faisant le dos rond.
Tantôt à vouloir quitter son mari capricieux, tantôt à lui trouver des excuses et essayer de se convaincre qu’elle en est toujours amoureuse. Et 5 pages plus loin, elle replonge.
Et ça dure 400 pages, moi je vous dis qu’il faut avoir des nerfs d’acier pour supporter une lecture pareille !
Du coup, je n’ai absolument RIEN pigé à la psychologie de ce personnage qui pour moi , s’apparente à une bipolaire patente.

Quant au personnage du mari, il est impossible de s’y attacher tant il apparaît comme un personnage ignoble. Une espèce de grand enfant en pire, puisque dévoré par l’ambition et par l’appât du gain ( pas forcément gagné très moralement d’ailleurs ) suffit à le décrire dans les grandes lignes. Et colérique avec tout ça. Une grosse caricature d’homme riche quoi.
A la limite, le seul personnage auquel on peut éventuellement s’attacher est Peter, le nounou embauché. Mais c’est surtout parce qu’on le plaint, en fait ^-^ Car il est difficile de croire qu’un type dans son genre parvienne à imposer son mode de vie à des gens comme les Whitman et surtout à s’enticher de la maîtresse de maison.

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Sachez également que le roman est divisé en chapitres qui m’ont semblé interminables . 
Ils sont beaucoup beaucoup trop longs et je n’ai JAMAIS réussi à en terminer un sans piquer un roupillon. Il faut dire qu’avec la tonne de description qu’Holly Peterson nous sert dans ses pages, forcément les chapitres durent des plombes.
Et on s’endort.

Les 30 dernières pages ont certainement été les pires . J’avais vraiment ENVIE que ce roman se termine tout en connaissant le dénouement depuis le début. Mais on aurait dit qu’Holly Peterson prenait un malin plaisir à faire durer, durer, durer plus que de raison, les atermoiements de cette mère de famille indécise, et du baby-sitter trop moraliste qui s’empêche de passer à l’acte. J’en pouvais pu, je vous dis. Même que quand je l’ai enfin terminé, j’ai glissé à Musclor un « putaaaaing, je l’ai ENFIN fini ce truc » tellement desespéré qu’il avait presque pitié de mon sort de lectrice acharnée.
Franchement cette fin de bouquin m’a épuisée nerveusement !
Pour finir, même si je suis loin d’être prude, j’ai été choquée de certains termes employés. En gros tu t’endors sur tes pages et tout à coup, pendant 2 lignes, tu ne fais que lire des mots comme « bite » , « couilles » et « nichons ». Oui parce qu’évidemment , dans la bonne société, il y a toujours une chaudasse qui collectionne les « pipes ». Franchement j’ai pas compris l’emploi de ces termes crus : peut-être une tentative désespérée de réveiller le lecteur?

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Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas autant craché sur un roman . De la chicklit de surcroît .
D’ habitude ce genre de lecture me sert à décompresser . Dans le cas du NOUNOU , les personnages exaspérant ainsi que l’histoire et le récit plats et sans reliefs m’ont plus agaçée et énervée qu’autre chose . Fort heureusement , il a également été soporifique ce qui m’a permis de passer de très longues nuits .

Le scénario est cousu de fil blanc , on a envie de secouer le cocotier de tous les personnages ( y compris l’aîné des gosses ) , on s’endort devant des descriptions inutiles à n’en plus finir et on finit inexorablement par perdre le fil de l’histoire : quand on s’endort et que les chapitres sont bien trop longsforcément y’a de quoi être complètement largué.

Un livre sans style aucun que je ne recommande pas , sauf si vous avez 8 € à jeter par les fenêtres et que vous voulez , comme moi , écrire un article bien cinglant pour évacuer toute la frustration que vous a apporté ce navet .
Je ne connaissais pas l’écrivain Holly Peterson mais pense qu’elle m’a vaccinée de ses pontes pour un bon moment !

 Satisfaction : 1 / 10

PS : Evidemment je trouve que « Le nounou » est un titre complètement naze. En fait je crois que c’est même le terme LE nounou que je trouve déjà archinaze.
Graaaaaaaaaaa punaise, ça fait du bieeeen de cracher son venin !

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Vous commencez à me connaître : à chaque passage à la FNAC, je fais un détour du côté de la chicklit pour surveiller la parution de nouveautés. Et celle-là, je ne pouvais pas passer à côté : la couverture est jaune poussin . Plus tape-à-l’oeil tu meurs. J'aurais dû me douter qu'il y...
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