une fabuleuse et véridique histoireAujourd’hui, on va pas faire dans la dentelle. Si tu as cliqué sur cet article au titre tendancieux, je pense que tu te doutes un peu qu’on va pas franchement taper dans le glamour.

Si j’ai choisi de publier ce texte écrit en 2006, c’est que j’avais longtemps hésité à le faire apparaître sur la toile. Mais ma psychochouchou en avait lu le brouillon et m’avait alors avoué qu’elle s’était marrée comme une baleine. Et j’ai l’impression qu’il a marqué certains esprits même des années après sa première publication ( hein Cyrielle ? ^^ )

Je vous souhaite donc le même sort.

De vous bidonner hein, pas de vivre ça.

Certaines parties du corps humain mériteraient qu’on s’y attarde un peu plus.. Je pense notamment à la raie des fesses, ce petit sillon tracé au milieu de nos divines rondeurs arriérées, qui sert principalement à protéger notre chouchou Monsieur l’anus de tout un tas de cochonneries environnantes. Nous nions son existence mais elle existe. Siège de toute une peuplade de bactéries et autres furoncles sympas pour peu qu’on ne la lave pas correctement ou qu’on s’asseye sur une cuvette de toilettes dégueulasse.

Tout a commencé pour moi le Vendredi 31 mars 2006 au matin.

Prise de l’envie soudaine de décoller du lit, je m’assois sur le bord du-dit plumard pour me décoller les paupières. Ouh pinaise ! J’ai mal dans le bas du dos….J’ai dû me cogner très violemment hier au boulot. Mais après fouillage intensif de mémoire, aucun choc fessier ne me vient à l’esprit.. Maman suggère à brûle-pourpoint une crise de somnanbulisme pendant laquelle je me serais empalée sur le balai à chiottes plutôt que de m’asseoir sur la cuvette. Hypothèse retenue.

Le weekend, ca me gratouille de temps en temps dans l’extrême bas du dos mais surtout la sensation d’ecchymose est toujours là.

Lundi, je regarde par hasard dans le miroir, me penchant gracieusement jusqu’à plaquer mon divin fessier contre la glace, jambes écartés. Dans le haut de la raie du cul, j’aperçois une petite bosse ressemblant à s’y méprendre à une piqûre d’araignée. Elle a bien choisi son endroit, celle-là !

Mardi, je décide de prendre la voiture pour faire une course quelconque. Les pédales sont pour moi un enfer et je maudis tous les feux rouges et les crétins qui freinent sans raison, hurlant à gorge déployée que « merde quoi, pourquoi que j’ai mal comme ça ? »

Mercredi, je regarde à nouveau mon postérieur : une boule rose de la taille d’une balle de ping-pong sied dans le creux de ma raie, l’invitant à s’écarter de quelques millimètres. Boudiou, zémal ! Pendant ce temps, PetiKeur m’hurle dans le téléphone portable de prendre rendez-vous chez le toubib sur le champ. Aussitôt dit, aussitôt fait : dévoilage de cul prévu pour le lendemain à 16h40.

Le lendemain matin, après une nuit cauchemardesque où la douleur m’empêchait de m’allonger à mon aise, j’empoigne mon téléphone d’une main, la souris de l’ordi dans l’autre, prête pour l’assaut sur les places de concert de Madonna. Pendant 1h15, on me serine à l’oreille « la ligne est saturée, veuillez recomposer le numéro ultérieurement », on me colle sous les yeux : « la page Web que vous demandez n’est pas disponible » pendant que je pleure de douleur, fesses à terre car ne pouvant décidément pas poser mon arrière-train sur mon fauteuil molletonné.

J’arrive enfin à avoir quelqu’un au bout de la ligne : un gentil jeune homme tout affolé par le nombre d’appels monstrueux depuis 9h. Je commande mes places entre deux chouinements. Subitement, le Monsieur me demande, complètement paniqué : « dites , Madame, z’allez accoucher là ? ». Et moi de lui répondre que sincèrement, je préfererais mais qu’il ne s’inquiète point : je file aux urgences après avoir réservé mes places. « Didonc, vous voulez vraiment aller à son concert alors ». Tu crois ?

A 11 heures tapantes, Maman rentre de l’hôpital où PetitFrangin se faisait opérer le jour-même d’une triple fracture ouverte du nez. Quand la chance vous court au cul, elle ne vous lâche pas ! Après avoir baissé mon futale une fois de plus, elle s’exclame : « t’as une balle de tennis dans le cul. On file à l’hosto ».

lapinous

Maman me largue devant la porte des Urgences pour que je puisse me déclarer à l’accueil pendant qu’elle cherche une place de parking. J’arrive devant la dame, lui sort ma carte vitale et n’arrive pas à retenir les grosses larmes qui perlent sur mes joues. La douleur l’emportant sur le reste, j’ai du mal à tenir debout. Je tressaute car la ceinture de mon jeans me cisaille la raie. Un médecin urgentiste passant au hasard devant le bureau de l’accueil m’aperçoit, s’approche de la Dame de l’accueil qui lui dit : « une boule dans le dos ».

Ni une, ni deux, le médecin m’attrape par le bras ignorant la vingtaine de malades qui patientent depuis des plombes,  et m’emmène dans un box. Il me demande de lui montrer. Moi qui d’ordinaire, ne montre JAMAIS mon cul à des inconnus ( pour cause de vergetures moches ) , je m’éxecute.

Le toubib : « Euh..Oulala ! Bon, ‘tendez, j’appelle un collègue ! »

Je reste ainsi, le cul à l’air, debout, le jeans sur les chevilles, chialant à qui mieux-mieux.

Le collègue en question se pointe, me fait allonger sur la table d’examen ( non sans quelques aïeuuuuh prolongés ) et annonce le verdict : « abcès sacro-coccygien . Stade avancé. Opération sous anesthésie générale. Immédiatement. » Entendre du chinois ne m’a pas aidée à me sentir soulagée.

Maman, qui rigolait au début de ma démarche de pingouin neurasthénique, se dit que finalement la gamine ne fait pas de cinoche. Après que l’infirmière m’ait piquée 2 fois avant de trouver une veine assez grosse, on commence à me refiler de la morphine en perfusion. Boudiou, ca soulage ! Oh, regarde Maman, l’éléphant bleu au plafond.

Une demie-heure plus tard, on me monte dans une chambre double où trône déjà une grosse mamma portugaise ( je zappe le passage où l’infirmier m’a gentiment couvert les jambes et la moule avec mes fringues pour éviter que tout le monde se gave du spectacle ). Grâce à elle, j’ai pu agrandir ma culture télévisuelle à grands coups de « feux de l’amour », « santa barbara » et « amour gloire et beauté ». Que demande le peuple. En attendant, je suis toujours sous perfusion. Maman retourne à la maison me chercher quelques affaires de toilette ainsi que quelques fringues pour dormir, ou plutôt croupir dans le lit. J’empoigne mon téléphone portable et appelle quelques numéros au hasard :

« Papôôô….moué suza l’hostôoo…sous mofine…malocul…appelle putard..moué..lut »

« Mamôô…moué suza l’hostôô…ah, tsé dézaaa ? »

Ainsi que PetiKeur, MeyeurAmi etc…et Psychosexy.

Vers 18h, une infirmière apporte son dîner à ma collègue de galère : une soupe immonde, un petit beurre et un verre d’eau accompagné d’une dizaine de cachetons. Moi j’ai pas le droit de bouffer : je mords très fort mon drap.

Maman revient : « euh..ma Lu, j’ai trouvé que ça comme pyjama ». Et moi de découvrir ma mini-nuisette en satin gris et bleu de chez Etam, de quoi coller une gaule monstrueuse au papi de la chambre jouxtant la mienne . Merci Maman !

A 18h30, une autre Dame en blanc surgit : « Mademoisêêêlle, c’est l’heure de la douuuche ! »

Après lui avoir expliqué que j’ai pratiqué mes ablutions la veille au soir, celle-ci me rétorque qu’il s’agit d’une douche à la Bétadine, pour éloigner les bébêtes. Je me lève. Ma tête fait du yoyo. Je me rallonge. Nullement découragée, l’infirmière m’empoigne et me porte jusqu’à la salle de bains où elle m’aide à me déshabiller et à me frotter de ce liquide rougeâtre à l’aide de gants jetables dont j’ignorais totalement l’utilisation. Elle a dû croire que je ne me frottais jamais, la bécasse.

A 19h00, la farandole des infirmières continue. Cette fois, une grand blonde se dirige directement vers mon lit et tire le rideau me séparant de ma portugaise. Elle semble dégainer quelque chose de sa poche et scande, l’air ravi « On va vous raser, mademoizêêlle ! ». Après discussion sur le choix de la posture à adopter, je finis à quattre pattes sur mon lit, l’anus en face du nez de la dame, qui semble manipuler aussi bien le rasoir qu’un coiffeur chauve. « Bon, ya presque rien à retirer ! »

Moi : « normal, zavez déjà vu des poils à c’t’endroit-là, vous ? »

Ce que je peux être aimable sous morphine quand même !

« On vous rase le pubis, aussi ? »

Je me retourne et lui montre fièrement ma toison typée Remington, la sacro sainte tondeuse de Foufoune. . Elle repart, dépitée.

A 19h15, un brancardier beau comme un Dieu mais con comme la Lune ( fallait la caser, celle-là ) se propose de me catapulter au bloc opératoire. Son brancard fait deux mètres de haut, pour moi qui peut à peine écarter les pattes, monter dessus est un parcours du cul-battant. Je pleure de grosses larmes toutes mouillées entre deux hurlements. Je tourne la tête vers ma grosse collègue portugaise : j’ai réussi à la faire chialer. Commence alors le dédale des couloirs et ascenceurs , nids de poule et cavités du sol.

Arrivée au bloc, un rondouillard chauve se penche au-dessus de mon crâne, et me zieute à l’envers pendant que des mains s’affairent à me coller des patchs sur le torse.

« Pourquoi vous pleurez ? Faut pas pleurer..

-J’ai mal et j’ai peeeeeeeeur !

-Pourquoi z’avez peur ?

-PARSKE CHUIS Là ET QUE CHUIS PAS ENDORMIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !!! »

Après avoir rendu le Monsieur sourdingue de l’oreille gauche, celui-ci me précise que sa fonction est justement d’anesthésier les gens et que dans deux minutes, tout sera fini.

Je me demande bien comment : ils m’ont pas fait avaler de cachetons et m’ont encore moins piqué le bras.

« Comment vous vous z’aplez ?

-Lucie.

-Z’avez quel âge Lucie ?

-21 ans.

-Faites quoi dans la vie ?

[ Il commence à me gonfler çui-là ! Le moment est bien choisi pour me draguer, tiens. ]

-Technicienne chimiste.

-Travaillez où ?

-Au Conseil Géné…ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZzzzzZZZZZZZZZZZ »

[ Intermède opératoire : on m’ouvre, me trifouille dans tous les sens. Jamais autant de mimines n’ont parcouru mon anus. Ô joie. ]

20h45 : Raaaaaaaaaa, j’ai un truc au fond de la gorge ! Teuheuheuuuuu *râle rauque* J’entends quelqu’un courir. Impossible de me souvenir de ce qu’il me dit mais il m’extraie un énorme tube de la gorge. Je comprends tout à coup pourquoi les hommes kiffent les gorges profondes, parske pour le coup, c’est un précipice ma bouche ! Je tourne la tête et aperçoit un écran, un monitoring cardiaque sans doute. Je vois alors une belle chute de tension à 20h15. Mes battements de cœur sont à 51 pulsations/minute. Ca fait bizarre de constater qu’on est soudainement monté sur un cœur de limace…Je m’endors.

On me ramènera sûrement dans ma chambre. Aucun souvenir de l’heure qui suit. Selon les dires de mes proches, je les ai appellés de mon portable pour leur dire, je cite « lu…sotibloc..domir..lu »

Puis vient ensuite la nuit mémorable du jeudi au vendredi.

Nuit où mon sommeil fut non pas bercé par le sifflement continu de ma cloison nasale mais par le bruit épouvantable de ma grosse portugaise, branchée sur une machine sans-nom. Pour vous représenter un peu la chose, mélangez un râle de Dark Vador avec le souffle d’une vache asthmatique. Vous avez le tableau.

Comme dans chaque chambre d’hôpital, le malade dispose d’un astucieux système de bouton pendant lamentablement au bout d’un fil de 5 mètres et qui, quand on appuie dessus, fait un appel sonore au niveau du bureau des infirmières, qui se précipitent alors au lit où elles sont appelées. [ merci mon Dieu, pas de remake du sketch des Zinconnus pour moi ].

1er appel [ 22h30 ] : « J’ai froid ».

2ème appel [ 22h40 ] : « Vous pouvez arrêtez la machine de ma collègue là ? »

3ème appel [ 22h41] : « quelle heure il est, au fait ? »

4ème appel [ 22h50] : « j’ai un tant soit peu oublié mon tampon hygiénique…

-Attendez, je vais vous en donner un.

-Euh non, je l’ai oublié…*gasp* dedans. »

Position 4 pattes, une infirmière de plus en renfort pour me soutenir les bras. Le bord du lit se casse la goule, moi avec. Tampon retiré à 23h10.

5ème appel [ 23h24] : « J’ai chaud. »

6ème appel [ 23h25] : « J’peux boire ? Faut qu’j’prenne ma pilule, c’est turgentissime »

7ème appel [ 23h45 ] : « J’ai envie de pisser »

Deuxième infirmière en renfort, avec un bassin. Impossible de s’asseoir dessus, on revient donc à une posture plus adaptée : la femelle chien qui pisse dans l’herbe ( vous voyez ? ). Ben j’ai fait pareil : à moitié accroupie, comme une grenouille en pleine course d’élan, un bras sur l’épaule de l’infirmière, l’autre sur le bord du lit. Et je devais viser le bassin situé en contrebas, tandis que l’autre infirmière jouait au basket et essayait de faire atterrir la pisse dans le bassin qu’elle bougeait de droite à gauche. Quand j’y pense, on a été salement cruches ce jour-là, il aurait suffit de soulever le bassin jusqu’à Foufoune…Enfin bon, on n’est pas à une débilité près.

8ème appel [ 00h 30 ] : « dites, j’ai mal. Voulez bien me remettre une dose de morphine ? »

9ème appel [ 00h50 ] : « ma Perf me gratte, c’est normal ? »

10ème appel [ 1h20 ] : « ma perf me pique, c’est normal aussi ? » Allez hop, débouchage de perfusion qui m’a fait hurler de douleur. J’aurais mieux fait de fermer ma goule tiens.

11ème appel [ 3h40 ] : « On peut allumer la télé à cette heure sivouplé ? »

12ème appel [ 5h10 ] : « Morphine ! »

7h30 : Délivrance. Une infirmière ouvre les stores, réveillant par le même coup ma vache ronflante. J’ai le droit au petit-dej, chouette ! Après avoir ingurgité mon café dégueu, s’ensuit le..tintintin….

13ème appel : « J’arrive pas à étaler le beurre sur mon pain. La fotalaperf »

Ma portugaise adorée fut alors transformée en bonne mamma : elle me l’a tartinée, ma tranche ( du coup, l’infirmière était presque décue de débouler pour rien ).

Ensuite, j’attends le toubib, me gavant de Santa Barbara à tout-va. 8 heures, 9 heures, 10 heures….

14ème appel : « dites, j’peux fumer ? »

Après interdiction formelle de l’infirmière de bouger et de sortir pour fumer une clope ( la fotalaperf encore ) , je me rallonge, gromelle 5 minutes, puis me relève avec peine, traîne ma perfusion et me dirige vers le placard pour attraper mon blouson. Ma complice me refile alors ses sabots et m’aide à défaire le tas de nœuds dans le fil de ma perf qui s’accroche aux manches du blouson.

Un coup d’œil à gauche, un autre à droite. Je sors de la chambre.

Ma démarche a dû en faire rigoler plus d’un. Le paquet de clopes dans une main, le bras de la perfusion dans l’autre. Un bas de survêtements surmonté d’une nuisette en soie et d’une doudoune blanche, les sabots blancs au pied, je suis allée fumer ma clope gaiement.

Après mes dix minutes de sabotage de poumons, me suis jurée de ne pas recommencer, après que ma tête ait fait l’équivalent d’une descente de slalom géant.

15ème appel : « dites, je sors aujourd’hui ? »

Le toubib arrive vers 13h30 et m’explique sommairement ce qui s’est passé la nuit dernière : un bel abcès de 5cm*7cm retiré derrière le sacrum, qui apparaît très rarement chez les jeunes femmes mais plutôt chez les jeunes zoms et surtout , SURTOUT : ma plaie n’est pas suturée.

Hein ? Koikigna ? J’ai dû louper un épisode, ils ont fait que la moitié du taf !

Et non ! Dans le cas d’un abcès, deux théories s’opposent : la suture ou non de la plaie. Le fait de ne pas refermer évite les surinfections mais est très contraignant pour les soins post-opératoires. Le fait de suturer engendre des rechutes ( de l’ordre de 10% ) mais est beaucoup moins incommandant.

Pour ma pomme, c’est non-suturé.

En gros, je dispose d’une raie des fesses rallongée de 3cm pour une plaie totale de 5 cm.

Tous les jours, une infirmière passe à mon domicile pour effectuer un pansement avec méchage. Grossièrement, cela consiste à fourrer un morceau de tulle gras dans ma plaie ( en appuyant très fort avec des ciseaux….j’ai la gerbe rien que d’en parler ) puis le jour suivant, d’enlever le morceau devenu dégueu de la veille pour en mettre un nouveau. Tout cela pendant 1 mois minimum.

Vu que la plaie est totalement ouverte, j’ai une trouille bleue d’effectuer plein de petites choses au quotidien ; La première, c’est m’asseoir. Ca semble tout bête mais c’est ce qu’il y a de plus dur à calculer : l’angle, la vitesse, la position des jambes, la posture du dos, sont des paramètres à étudier pour éviter la Bérésina du cul .

La deuxième, c’est aller aux toilettes. Je n’ai jamais eu de fissures mais y a un début à tout. Pis les peurs, c’est stupide par définition.

Ensuite, je ne peux évidemment pas conduire et je reste difficilement dans la meme position assise plus de 10 minutes. Pour la marche, je fais 200 mètres puis j’abandonne.

O joie : j’ai pu prendre une douche aujourd’hui, après 6 jours où le gant était de rigueur ! A l’heure où je vous parle, le pansement n’a toujours pas séché, 4 heures après mes ablutions…

ma chute de reins pansementée

ma chute de reins pansementée

Maman me coupe les ongles des pieds.

PetiKeur m’enfile mes chaussettes.

Je mets 5 minutes à ramasser ce que je fais tomber.

Je marche toujours en pingouin.

La position du Kama-Sutra nommée Amazone est la seule dont bénéficie actuellement PtitKeur. Et ça me dessine des cuissots d’enfer.

Alors oui, cet article me sert à dédramatiser un peu la situation..En effet, j’ai 5% de chances de faire une rechute dans l’année…de plus, un abcès sacro-coccygien met entre 3 jours et 20 ans à se déclarer…et moi, bonne cliente, en 5 jours il avait fait son nid le sagouin. Le pire, c’est qu’on ne sait absolument pas d’où-qu’ils-viennent . Je suis arrêtée pendant 1 mois entier, j’peux pas sortir, j’peux pas conduire et horreur : finis les bains Lush.

Ce passage à l’hôpital fut riche en rebondissements. J’en profite pour remercier les infirmières très patientes ( bientôt des roses pour vous ) , mon brancardier con, ma voisine portugaise, mon chirurgien-boucher, le fabricant de sonnettes pour patients hospitalisés, et surtout la marque In Extenso d’avoir inventé ces boxers féminins en coton tellement moches mais confortables.

Ca troue le cul des histoires comme celle-là hein ?

Rendez-vous sur Hellocoton !

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