Aujourd’hui, on va parler poils, sueur et odeur. Pour les habituées du blog, je pense que vous ne serez pas traumatisés. (Les autres, restez quand même. On peut causer nan ?)
Car même si ça n’a rien de glam’, c’est un sujet qui concerne tous les bipèdes de sexe masculin (et ceux qui les côtoient). Parce qu’il faut bien le dire : choisir un bon déodorant masculin, c’est un peu comme choisir un bon vin rouge. Y’en a des milliers, certains piquent, d’autres sont sublimes… et dans le tas, il y a de sacrés flops.
Souviens-toi de tes 14 ans quand Alexis se tartinait les aisselles de Scorpio, pensant sentir le vrai mâle alors que son truc servait d’insecticide à 100 mètres à la ronde. Tu pouvais suivre le gars dans les couloirs du collège. Un vrai bonheur.
Alors si tu veux éviter de sentir le bison dans une boîte de conserve ou cocoter l’alcool bon marché, voici mon guide sans prise de tête pour choisir un déodorant masculin efficace, doux et agréable, qu’on soit un sportif du dimanche ou un cadre dynamique en chemise blanche.
Parce qu’un article écrit par une femme qui file des conseils pour les déos masculins, je sais pas vous mais moi j’ai jamais vu. Alors que nous et nos narines sommes concernées aussi.

1. Transpiration bovine ou sécheresse saharienne ?
Avant même de zieuter les rayons, demande-toi quel type de mec transpirant tu es.
Si t’as les aisselles humides dès que tu regardes un épisode stressant de The Last of Us, il va falloir sortir l’artillerie lourde : un anti-transpirant bien balèze.
Mais si tu dégoulines peu, un déodorant classique suffira largement à masquer les odeurs. Rester frais comme un gardon même en plein mois d’Août, c’est pas donné à tout le monde mais n’oublie pas l’essentiel : tu pues quand même.
2. Déo vs Anti-transpirant : faut pas confondre
Petit rappel utile :
-
Le déodorant : c’est le produit sympatoche qui neutralise les odeurs grâce à des antibactériens + un peu de parfum. Il ne bloque pas le procédé naturel de transpiration, il la rend juste plus supportable pour ton entourage et CA C’EST SYMPA.
-
L’anti-transpirant : c’est celui qui réduit la sueur grâce à des sels d’aluminium. Il est plus costaud, mais attention aux peaux sensibles. Et s’il est bien formulé, ce n’est pas le mal incarné.
Maintenant que vous avez cerné la différence, c’est à vous de choisir selon votre degré de coulitude. (non il n’y a pas de faute d’ortograf.) Moi j’ai toujours un problème avec les sels d’aluminium. On ne me fera pas croire qu’il peut causer des cancers du sein chez les femmes mais keudalle chez ces messieurs. Alors en première intention j’ai envie de hurler : ne prend pas d’anti-transpiraaaaant !! Mais en seconde intention, je peux comprendre que la chemise bicolore en réunion dès 9h30 du mat’ c’est pas possible. Même si ça ne pue pas, tu te fais quand même salement juger. Donc finalement un anti-transpirant, pourquoi pas? Mais en le choisissant ju-di-cieu-sement. Crois-en ce vieux monsieur qui marine depuis 700 ans dans son armure quand il te donne ce conseil.
3. Aisselles qui grattouillent ? = Compo à merdouilles.
Si à la moindre pulvérisation, les aisselles crient “au secours !”, fuis les formules à base d’alcool et de parfums trop présents.
Heureusement, il existe des déos tout doux avec de l’aloé vera, sans alcool et testés sous contrôle dermatologique. Le meilleur contrôle reste le visuel : LIRE les étiquettes avant d’acheter.
(Sinon tu te casses pas les pieds : tu fais comme Musclor et tu me piques mon déo home-made. C’est un tueur d’odeurs à base de 5 ingrédients. Il l’adore mais il est bien trop fier pour dire que c’est sa meuf qui fait le meilleur déo du monde.)

4. Format spray, stick ou roll-on ?
Pour une fois, on va y aller par 4 chemins :
-
Spray : pratique et rapide, mais parfois un peu envahissant. (et attention aux gaz propulseurs et au recyclage du spray !)
-
Roll-on : économique, précis, mais faut aimer le contact humide.
-
Stick : compact, efficace, super pour les sacs de sport.
-
Crème : pour les amoureux de la douceur et de la slow beauté.
Y’a pas de bon ou mauvais choix, juste celui qui convient au sieur concerné.

5. L’odeur : pacte de non-agression
Un bon déo, c’est aussi un parfum qui ne fait pas fuir les collègues ou les gens dans le métro.
Bois de cèdre, fraîcheur marine, musc… évite les trucs trop sucrés ou qui sentent le mojito chimique.
Le but, c’est de sentir bon SANS couvrir la moitié du RER A. Ni d’anesthésier le flair d’une brigade cynophile toute entière.
Merci pour nos naseaux, bisous.

D’ailleurs, sans rire, JAMAIS PERSONNE n’a dit que tu DEVAIS utiliser des déodorants à l’odeur « virile ». Perso quand j’achète un déodorant, (et j’en ai testé un paquet, en témoigne le blog) il n’est JAMAIS écrit sur le packaging « déo pour femme ». Ils sont unisexes. J’ai testé des déos au citron, des déos au fleurs blanches, des déos à la fleur de coton…eh bien ils étaient efficaces sans cocotter et à mon sens n’importe quel homme peut les utiliser.
6. T’as pas envie de te prendre la tête ?
Si t’as la flemme de lire 28 étiquettes, je te conseille d’aller faire un tour chez L’OREAL PARIS. Leur gamme de déodorant masculin est plutôt bien fichue : variée, efficace, avec des parfums discrets mais présents, et des formules adaptées à chaque type de peau. En plus, ça reste abordable.

Ils font moins leur pub que les déos MENNEN que Musclor a achetés et qu’il regrette. Les machins moisissent dans un tiroir. En vrai, je lui en ai déjà piqué un jour où j’étais en panne de déo. J’ai été incommodée par l’odeur TOUTE LA JOURNEE et mes collègues ont retroussé les naseaux à mon arrivée. Je leur ai avoué que j’avais piqué le déo de Musclor et ils ont éclaté de rire « ah punaise c’est CA !! ». Ils n’ont pas trop-trop kiffé. Et moi non plus.

Choisir un déo masculin : même pas mal(e) !
Choisir un bon déo, c’est un petit geste du quotidien qui peut vraiment changer la donne niveau confort (et celui de l’entourage au passage). On pense souvent que tous se valent… jusqu’à ce qu’on tombe sur LE bon.
Pour ça il faut tester, renifler…voire même oser demander à un gars qui fleure bon des aisselles quel est le déodorant qu’il utilise pour sentir si bon. (après ça il croira peut-être que t’es gay mais tu t’en fous : tes aisselles sont sauvées !!).
En conclusion, je me permets de rappeler 2 commandements pour tous les possesseurs d’aisselles :
- Sur des aisselles propres ton déo tu tartineras. Si tu ne t’es pas lavé depuis 15 jours, n’espère pas que le déo masquera ton odeur corporelle. (VA TE LAVER !)
- Pour minimiser les odeurs, tes dessous de bras tu tondras/raseras. Pas de différences entre hommes et femmes : les poils retiennent les odeurs, c’est connu. Alors c’est pas en coupant quelques millimètres des cheveux qui te servent de poils sous les bras que tu te muteras en femme. En revanche, tu sentiras beaucoup moins et ça c’est chouette. Pour tout le monde.
Allez bisous sur vos aisselles fraîches les copains !

Leave a Reply