J’ai les boules.
Maintenant je n’ai plus le droit aux tarifs jeunes pour les séances de ciné. Je n’ai pas non plus de Comité d’Entreprise à mon travail donc pas de réduction possible. Autrement dit, je paye plein pot mes places de cinéma. Et à l’UGC, c’est quand même la coquette somme de 10,20 € qu’il faut débourser pour avoir le plaisir de s’asseoir en salle obscure.
Alors quand je paye un tarif pareil, j’aime autant vous dire que je sélectionne les films que je veux voir.

Pour replacer les choses dans leur contexte, il faut que je précise certaines circonstances. Ca faisait plusieurs semaines que je n’étais pas allée au cinéma. Mon moral n’étant pas du tout au beau fixe et mon conjoint travaillant le weekend, je me suis résolue à bouger jusqu’au plus proche UGC toute seule ( à une vingtaine de bornes quand même ) pour découvrir la nouvelle réalisation de Géraldine Nakache dont j’avais découvert la bande-annonce à la télé : NOUS YORK.

Ca m’avait l’air d’une comédie fraîche, le genre de films qui fait du bien au moral par un morne après-midi dominical. D’autant que j’avais beaucoup aiméTOUT CE QUI BRILLE, du moins lors de sa découverte au cinéma. Je l’ai moins apprécié lors de sa récente diffusion télé, mais toujours est-il qu’il reste un cran au-dessus de la nouvelle réalisation NOUS YORK .

Lors d’une émission télé, les 5 acteurs s’étaient déplacés et avaient animé la soirée ensemble. Ils avaient l’air très soudés et je m’étais dit que ça pouvait être sympa de découvrir un film où les 5 acteurs n’étaient pas seulement potes dans le scénario, mais aussi dans la vraie vie.
Au final, je suis ressortie de ma séance encore plus déprimée : claquer des thunes pour un navet, avant ça me fichait les nerfs en pelote. Cette fois-ci ça m’a flanqué le cafard. Même un film sensé être drôle ne m’a pas faite rire : cela vient-il de mon état ou VRAIMENT du film?

Les critiques montrent que ça pourrait bien venir de NOUS YORK. En effet, je suis allée le découvrir alors que la critique était plutôt acerbe, et qu’une collègue de boulot m’avait affirmée, je cite, que c’était « vraiment pourri ». Aimant me faire ma propre opinion, et voulant absolument me changer les idées, j’y suis allée.

Mandieu.
Quelle erreur. J’aurais eu mieux fait de me péter une jambe ce jour-là.

Géraldine Nakache derrière la caméra

Géraldine Nakache derrière la caméra

Les films de potes, en général j’aime beaucoup.
Du vieux mais indémodable MES MEILLEURS COPAINS en passant par des productions plus récentes comme VERY BAD TRIP , je suis assez bon public pour ce genre cinématographique qui parle d’amitiés avec beaucoup d’humour sur fonds de problèmes personnels…

Le casting de NOUS YORK était plutôt alléchant, tout comme sa bande-annonce que vous pourrez retrouver ici.
Mais la sauce n’a pas pris. Dès le début, j’ai eu peur de la bouse. J’avais pas tort. Même si ce film n’a pas franchement de scénario, je vais tenter de vous décrire en quelques lignes de quoi il s’agit.

Gabrielle ( Géraldine Nakache ) et Samia ( Leïla Bekhti ) , deux amies d’enfance, ont quitté Nanterre depuis deux ans pour tenter leur chance à New York.

Pour fêter les trente ans de son amie et pour faire une grosse surprise à Samia , assistance d’une star de cinéma ( Sienna Miller ) , Gabrielle alors employée dans une maison de retraite , organise l’arrivée à NY de leurs trois potes d’enfance restés à Nanterre : Michaël ( Manu Payet ) , Nabil ( Nasser Boussandel ) et Sylvain ( Baptiste Lecaplain ).

Les trois comparses débarquent dans la grande pomme, des étoiles plein les yeux, et découvrent la vie américaine de leurs amies d’enfance, pas si follichone que ça finalement.
Entre galères de logement, difficultés avec la langue anglaise et coups de foudre improbables , chacun vit sa vie et découvre des choses sur soi et les autres.

newyork2

J’ai dû sourire quelque fois, sans plus. Pas de grands éclats de rire dans une salle archi-comble , c’est plutôt mauvais signe .
En fait on n’arrive pas vraiment à s’attacher aux personnages : Sylvain est plutôt insignifiant, Samia se la pète, Michaël s’amourache du jour au lendemain d’une bombasse….Même le moment des retrouvailles n’est pas crédible. Je sais pas, je m’attendais à un minimum de sentiments dans ce film, et au final tout s’embrouille : l’un est fâché avec l’autre mais veut faire croire aux autres que tout va bien, l’autre entube financièrement ses potes, etc etc… enfin bref tout s’emmêle et on ne sait pas trop ce qu’on voulu nous communiquer les scénaristes.

Pour moi, la seule qui tire son épingle du jeu est Géraldine Nakache . J’ai trouvé son histoire avec la vieille Marthe Villalonga , pensionnaire de la maison de retraite, assez touchante, même si leur histoire est cousue de fil blanc. Aucun suspense de ce côté-là non plus. Et Marthe Villalonga est celle qui m’a tiré le plus de sourires .
Quant à la ville de New York, elle n’est finalement qu’un prétexte. Je trouve que même cette ville n’est pas mise en valeur alors que c’est quand même un décor à elle toute seule ! J’ai déjà eu l’occasion d’y aller quelques jours, et ce film aurait dû s’attacher un peu à nous la faire découvrir. Dans la moitié du film, on reste confiné dans des appartements…dommage.
Toutes les autres péripéties de ce film sont insignifiantes , et on ne croit pas du tout aux divers rebondissements tant les ficelles sont grosses . Quant à la fin, je n’en parle même pas. J’ai vraiment trouvé ce film très déprimant ! On sent que les acteurs tentent de se dépatouiller avec ce scénario bancal ( ou plutôt cette absence de scénario ) et parfois même, ils arrivent à jouer comme des pieds . Je pense à Manu Payet qui a habitué à mieux, quant à Leïla Bekhti , elle m’est tout simplement sortie par les trous de nez !

Bien sûr, côté musical, on a évidemment droit aux gros cliché du New York , New York et je n’en attendais pas mieux de la part de ce film. La réalisation est très banale et ne mérite pas plus de deux lignes, pas d’inventivité de ce côté-là. En même temps il est difficile de se permettre des fantaisies avec un scénario comme celui-ci.

Punaise je suis vraiment vilaine, mais que voulez-vous , mon ironie est à la hauteur de ma déception.

moi non plus j'ai pas rigolé

moi non plus j’ai pas rigolé

Si vous souhaitez subir 1h38 d’un film sans scénario , avec des péripéties invraisemblables ou au contraire des ficelles grosses comme des cordes à noeuds , alors vous avez raté la diffusion fin 2012 de la nouvelle réalisation de Géraldine Nakache .

On aurait pu avoir une comédie sympa , au final on sourit à peine . Les acteurs sont prisonniers d’une histoire sans saveur , on ne profite pas assez des décors qu’offre la ville de New York , la bande-son est insignifiante , la réalisation est banale et on ne croit pas trop aux liens qui relient nos protagonistes . Je ne parle pas de certains personnages qui me sont sortis par les trous de nez , ou des tirades à peine audibles de certains qui parlent tellement vite et/ou mal qu’on n’entrave quedalle .

Le seul point positif à mon sens? Géraldine Nakache en tant qu’actrice . Cette fille ne m’a pas laissée insensible dans son rôle et m’a faite sourire beaucoup plus que ses comparses . Son histoire avec Marthe Villalonga est touchante , mais ne vous tirera pas de larmes non plus .
Pour conclure , je vous conseillerais , pour une fois , de vous fier aux diverses critiques et d’éviter de dépenser vos neuros pour le DVD qui sortira prochainement.

Ca faisait bien longtemps que je n’avais pas vu un navet pareil et je ne m’attendais pas du tout à ce que ça tombe sur ce film-là . 

CONCLUSION : New Beurk !


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J'ai les boules. Maintenant je n'ai plus le droit aux tarifs jeunes pour les séances de ciné. Je n'ai pas non plus de Comité d'Entreprise à mon travail donc pas de réduction possible. Autrement dit, je paye plein pot mes places de cinéma. Et à l'UGC, c'est quand même la coquette...
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