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Quinze ans. Quinze ans, nom de Dieu. Ca peut paraître peu et énorme à la fois. Mais si je m’en tiens à mes cheveux, alors c’est énorme.

Parce qu’en quinze piges, figurez-vous que j’ai eu le temps de tester à peu près tout, capillairement parlant. Si on exclut la boulàzède et la couleur bleu schtroumpf ou rose licorne. ( me tentez pas, ça m’a quand même démangée pendant de longs mois cette histoire ), mes cheveux, mes tifs, ma choucroute, ma tignasse, ma touffe…elle en a vu de toutes les couleurs ( hahahaha )

Pourquoi tant de folies avec mes tifs ?

La raison est toute simple. Pendant 18 ans, ma maman me faisait couper les cheveux régulièrement. Carré court ou à la garçonne, mes attributs chevelus n’ont jamais dépassé le stade des épaules. Là où la majorité de mes copines arboraient de beaux et longs cheveux soyeux à l’adolescence, les miens finissaient dans la nuque et au-dessus des oreilles.

Alors entendons-nous bien : c’est pas que c’était moche.

Mais disons que ces coiffures élaborées me filaient dix ans de plus. Et te vieillir quand tu passes le bac, ben ça fait pas vraiment partie de tes objectifs dans la vie, tu vois. Vous verriez ma photo de permis, vous comprendriez tout de suite.

Le seul gros caprice capillaire que j’ai infligé à ma mère lorsque j’étais enfant, vers l’âge de 10 ans, ça a été une permanente. Je rêvais de jolies boucles. A la place j’ai eu une nuque et un cuir chevelu brûlés par l’ammoniaque qui m’ont valu des années de pellicules et de racines grasses comme des frites. L’idée de génie. Mais c’était pas fini…

Alors à dix-huit ans et ma majorité prononcée, j’ai annoncé à ma mère que j’arrêtais les ciseaux. Le coupe-tif allait trouver une autre cliente source de revenus mensuels. Rébellion !!! ( c’est de la rébellion de meuf sage, mais rébellion quand même. Et toc. )

Voilà donc 15 ans que je laisse libre court à mon imagination sur mon crâne. Et de l’imagination, croyez-moi que j’en ai eu à revendre…

Quinze ans de recherche capillaire ( ça fait scientifique naon ? )

Tout d’abord, il y a eu la période « ranafoute s’ils sont moches je laisse pousser ». Pendant 3 ans, mes cheveux ont refusé de croiser la moindre paire de ciseaux. En revanche, je me suis rattrapée sur les colorations : et vas-y que je te décolore des mèches blondes dans ma touffe châtain. Et vas-y qu’un jour j’en ai marre et je teins tout ce merdier en noir corbeau ou noir bleuté.. Bref j’étais en mode Yé soui zoune artiste avé ma touffe, tou peux pas complande.

J’ai même osé la permanente. Encore. Mais pas à l’ammoniaque cette fois ( je suis folle mais j’ai mes limites ).

On aurait dit un mouton noir. Mais un mouton noir qu’on aurait pas tondu depuis mille ans.

Ensuite j’ai coupé un chouïa. ( ça n’a jamais dépassé les 10 centimètres) ( ce qui équivaut à 30 cm en langage coiffeuse )( si toi aussi tu as les cheveux longs, tu SAIS. ). J’avais un dégradé long, j’aimais vachement bien. D’autant que quand tu as une bouille toute ronde comme la mienne et un double menton il faut encadrer les contours du visage sans mettre en valeur ton cou de dindonet tes joues de poupon.

Ils se sont bien raidis.. Et j’ai voulu les laisser reprendre leur teinte naturelle petit à petit.

La patience ne faisant pas partie de mes qualités, un beau jour, je sais pas ce qui m’a pris. Peut-être parce que je n’avais jamais été aussi mince de ma vie ( 53kg, même moi j’hallucine en l’écrivant ) et qu’enhardie par ce double menton qui avait disparu, j’ai voulu couper. Mais couper GRAVE.

Alors je suis repartie chez la coiffeuse. Et là j’lui ai dit « allez-y, faîtes-vous plaisir, coupez-moi tout ce bazar ». J’ai presque cru qu’elle allait chialer d’émotion tant elle était heureuse d’utiliser sa paire ( de ciseaux ).

Je suis ressortie avec une nouvelle coupe à la garçonne, très courte ( la coupe, pas la garçonne ).

Quelques semaines plus tard, je regrettais déjà et décidais de les laisser pousser. Quitte à passer par des stades hideux. Régulièrement, je devais aller faire ratiboiser quelque peu car mes tifs n’en font décidément qu’à leur tête ( hahaha ) et ne poussent pas tous à la même vitesse.

Pendant que mes cheveux repoussaient dans le bordel le plus total, une nouvelle lubie m’a sauté au scalp : je voulais être blonde. Mais blonde très blonde, tu vois.

Je faisais des décolorations chez le coiffeur tous les mois. Ca me coûtait les yeux ( et les cheveux ) de la tête. Après 4 mois consécutifs, j’étais blonde-rousse bizarre. Avec mes yeux verts, ça faisait joli mais je n’ai jamais réussi à obtenir le blond dont je rêvais.

Alors je suis repartie sur des colorations, que je faisais moi-même cette fois ( après 500 boules de coiffeur, tu investis dans des boîtes au Carrouf à dix balles, tu vois ). Tout y est passé : l’auburn, l’acajou, le brun, le cappuccino…

En gros, j’ai foutu la paix à mes tifs pendant ma grossesse, où j’ai décidé de les couper en carré plongeant. Mais plus de couleur, ni rien. En revanche, après avoir accouché, le besoin de coloration s’est fait cruellement ressentir : je n’avais pas seulement fait pousser LaLutine dans mon bide, mais j’avais semble-t-il eu une appétence particulière pour la culture du cheveu blanc. #bouhouhouuuu ( pleurs soutenus ).

Pendant quelques mois, j’ai donc repris mes activités habituelles à savoir :

  • ne pas les couper.
  • les colorer moi-même.

La différence, c’est que je leur fais des bains d’huile réguliers. Parce qu’on a beau te vanter les mérites d’une coloration qui n’abîme pas les cheveux, enrichie en huile de baobab ou de tournesol, tes tifs en ont ranafoute et s’abîment quand même. Ils deviennent secs et cassants sur les longueurs.

Mais je sais pas j’arrive pas à me décider à les couper. Pour une raison toute bête : avec les cheveux longs, tu peux quand même te permettre pas mal de coiffures, à base d’accessoires ( je bave très régulièrement sur le site Accessoires cheveux chics ) , de brosses lissantes ( faudrait que je vous parle de la mienne un de ces quatre ), de fers à boucler et tout le tintouin. Je suis incapable de faire un brushing et encore moins fichue de dresser une coiffure élaborée sur mon crâne ( je me bats depuis 10 ans avec les piques et barrettes à chignon ), mais j’aime pouvoir me dire que je peux le faire.

Un simple Headband bijou dans vos cheveux, transforme en un rien de temps votre coiffure « banale » en quelque chose « So chic ».

Faut juste y arriver quoi.

Ma dernière folie en date ? Vous l’avez vue sur Instagram : j’ai toujours rêvé d’une couleur originale qui sortirait des sentiers battus. Et pour une fois, la mode était à un truc qui me branchait sévère ( j’ai toujours eu un train de retard sur les tendances ) : le pagenta. Une couleur au nom inventé, mélange de magenta et prune. Une sorte de violet/rouge hyper joli et lumineux. Alors j’ai pas traîné, et j’ai foncé chez ma coiffeuse. Après 2 séances et 150€ de moins au compteur, j’aime bien. Mais les couleurs ne restent pas longtemps et s’éclaircissent vite. Sans compter qu’on voit tes racines à dix kilomètres. Ah oui parce que j’ai oublié de vous dire : je dois avoir une fucking excellente santé car au bout d’un mois, j’ai des racines de 2 centimètres. Wala.  A ce rythme-là, je vais claquer mon PEL chez la coiffeuse. Et c’est évidemment incompatible avec notre désir actuel d’acheter une maison en région parisienne.

Et là aujourd’hui, de nouvelles envies me titillent. Après avoir malmené mes cheveux avec des dizaines de colorations différentes, j’ai envie de leur fiche la paix et de revenir à ma couleur naturelle. Ca tombe bien car si je suis des recommandations comme celles-ci pour savoir quelle coloration choisir, ma teinte naturelle correspond parfaitement à ma carnation et ma couleur d’yeux. Du coup, je n’ai plus envie de couleur mais plutôt de couper, et de « mouvements » dans ma choucroute. Genre un carré plongeant avec mini-vagues, pour faire des boucles très lâches. Un peu genre Sarah Jessica Parker, mais un cheveu un poil plus long. Comme ça :

 

( en moins bonnasse, évidemment. )

Moi & Mes cheveux : c’est reparti pour 15 ans ?

 

Ouais, certainement. Parce que je peux me lasser très vite. Ou je peux soudain me lever un matin avec une irrépressible envie de malmener changer mes tifs. Je sais pas, ça doit être cyclique. Comme la Lune et les hormones. Si je reste plus « classique » désormais, je n’ai pas pour autant envie de garder la même tête plus de 6 mois ( en général, parfois je peux avoir envie de changer deux fois par mois ).

Avec le recul, je me dis que certaines coiffures/couleurs étaient de gigantesques ratés ( euphémisme ). Mais je n’ai jamais regretté car ça m’a permis d’oser, de tester, de voir si vraiment ça me faisait une tête de cul bizarre. A 33 ans, j’ai encore envie d’expérimenter des trucs, donc je ne suis pas prête de m’arrêter de sitôt ! Ca promet hein ?

Et vous, aimez-vous changer de tête régulièrement ? Vous souvenez-vous de catastrophes capillaires que vous auriez vécues ?




 

 

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Quinze ans. Quinze ans, nom de Dieu. Ca peut paraître peu et énorme à la fois. Mais si je m'en tiens à mes cheveux, alors c'est énorme. Parce qu'en quinze piges, figurez-vous que j'ai eu le temps de tester à peu près tout, capillairement parlant. Si on exclut la boulàzède...
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