stérilet DIU cuivre grossesse tomber enceinte

Attention, on va faire un gros bond en arrière dans le temps, z’êtes prêtes ? Je vous avais laissées avec mes histoires de stérilet au cuivre en juillet 2014. Je venais tout juste de me le faire retirer et j’avais décidé d’en faire un article puisqu’ après une insertion trèèèès pénible puis des années de collaboration efficace et calme, j’avais gravement les miquettes de douiller à nouveau lors du retrait. Mon second article était donc consacré à la paix des utérus, puisque ce retrait s’était passé sans encombre et quasi sans douleur.

Or aujourd’hui vous le savez, je suis maman d’une petite fille de 6 mois. Et je constate que les recherches menant à mon blog sont essentiellement axées sur le retrait d’un DIU ( Dispositif Intra-Utérin : on utilise préférentiellement ce terme depuis quelques mois pour différencier les stérilets hormonaux de ceux au cuivre ) d’une part, mais surtout à la grossesse après un DIU. J’ai partagé certaines des inquiétudes de celles et ceux qui associent stérilet au cuivre à un ensemencement perturbé. Je prends donc mon clavier pour vous narrer mon expérience suite au retrait du stérilet en juillet 2014.

Bien sûr dans cet article, je parlerai en toute impunité de galipettes, d’utérus et de bite de spermatozoïdes. Je sais qu’on n’a pas élevé les canards ensemble mais les péripéties de mon anatomie n’ont déjà plus de secrets pour vous depuis mon tout premier article sur le stérilet alors…let’s go !

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Je suis tombée enceinte le 8 décembre 2014, moins de 5 mois après le retrait de mon stérilet au cuivre. Pour certaines, c’est très long. Pour d’autres, j’ai vécu un rêve. Le problème souvent, quand on désire un enfant, c’est que même si on se dit qu’on a le temps, qu’on est pas pressée et qu’un nageur de Musclor finira bien par terminer sa course dans un ovule fécondable, mine de rien on s’inquiète de ne rien voir venir au fur et à mesure que les semaines passent.

C’est comme ça. On est humain. Intérieurement on voudrait ne pas y penser pour ne pas stresser inutilement, laisser la Nature faire son oeuvre et laisser couler les choses prendre le temps qu’il leur faut. Mais quand on voit ces  satanés coquelicots débarquer à jours (presque) fixes, on finit par se demander si y’a pas un truc qui cloche. Si finalement la Nature et ce DIU au cuivre fraîchement retiré ne ralentissent pas ( voire anéantissent ) le processus.

De mon côté, au sujet de la parentalité et vu les antécédents gynécologiques dans ma famille ( quand on te dit à 16 ans que tu as une chance sur deux de développer un cancer des ovaires, forcément ça laisse des traces indélébiles sur ton mental ), j’avais longtemps eu une trouille bleue de ne jamais connaître les joies d’être mère, remplacée ensuite par une certaine forme de résignation : booof, on verra bien…sur un quiproquo ça pourrait marcher.

Et ça a marché.

Au même titre que mon article sur le retrait du DIU, ce présent article se veut également rassurant :

Après un DIU au cuivre, ON TOMBE ENCEINTE.

Et on tombe enceinte relativement facilement, si vous voulez mon avis. ( Bien sûr, en excluant toute forme de pathologie. Je ne suis pas médecin et ne me substituerai jamais au corps médical )

Enfin facilement…. moi je m’attendais à un truc genre 2 ou 3 coups de quéquette et paf, le miracle se produit et un embryon reste bien collé là-dedans pour 9 mois.

La réalité est bien évidemment toute autre. La Vie ne serait pas si piquante et trépidante sans sa petite dose d’angoisse de hasard.

En juillet et août 2014, j’étais en déplacement professionnel dans le Sud-Est du pays. Musclor était resté à Paris et nous nous sommes vus seulement quatre jours en deux mois. Nous n’avons pas passé 96 heures au plumard ( on n’a plus vingt ans ), et tomber enceinte n’était pas une obsession, c’était juste un projet. Bon. J’ai quand même téléchargé une application sur mon smartphone pour y noter mes jours de règles, et les jours de fête ( = quéquette ) par la même occasion. Sans pression. Juste pour savoir.

En septembre lorsque je suis revenue, nous étions ravis ( et le mot est faible ) de nous retrouver enfin. Nous sommes partis une semaine en Crète à la découverte des trésors antiques de l’île grecque. Nous avons trouvé la force d’une séance de gymnastique nocturne une seule fois ( on a eu envie plein d’autres fois mais impossible de trouver un coin assez tranquille pour Musclor. Au moindre bruissement de feuille, il sursautait, remontait son boxer en une nanoseconde, et quand je lui faisais remarquer qu’il s’agissait juste d’une sauterelle qui faisait sa life dans les feuilles, il était vexé comme un pou et nous devions partir à la recherche d’un autre endroit.)( multipliez cette séquence par le nombre d’actes manqués cette semaine-là) ( = environ douze )

En octobre, nous y avons mis du nôtre. Pendant ou après chaque cabriole, Musclor ou moi disions à l’autre « Tu imagines? On vient peut-être de concevoir un petit Être ! ». Je notais dans mon application qu’on venait de faire du sexe, et j’étais contente.

En novembre, les choses ont pris une autre tournure. Peut-être avec l’arrivée de notre seconde nièce le dix du mois, je sais pas. Là j’ai commencé à me dire que peut-être il y avait un problème, que j’avais peut-être le même cancer que ma mère, que j’avais une malédiction et que je ne pourrais jamais avoir d’enfant comme je le craignais depuis mes 16 ans. J’étais pas bien, je ne me sentais pas sereine, j’avais besoin d’être rassurée ou de savoir ce qui clochait : j’ai pris rendez-vous chez ma gynécologue.

Le 25 novembre, ma gynécologue me reçoit et découvre donc que j’ai enlevé mon stérilet en juillet. ( je l’avais fait enlever en Province, profitant de délais d’attente moins longs ). Elle a l’air contente que je sois décidée à tomber enceinte. Et là, d’un coup d’un seul, les larmes me montent aux yeux : Docteur, j’ai retiré mon DIU le 21 juillet, nous sommes le 25 novembre. Qu’est-ce qui s’paaaasse ?

Elle ne m’a pas ri au nez mais sa réaction fut assez spontanée. En gros : comment ta dire, LaLu, que 4 mois d’essais ne représentent qu’une ridicule coquillette dans une grosse plâtrée de nouilles ?

Ca ne m’a pas rassurée, je me voyais déjà revenir dans son cabinet un an, deux ans, trois ans plus tard avec toujours cette même question. Sauf qu’elle a mis le doigt là où il fallait ( non pas là )  : le secret ultime, ce sont les rapports sexuels fréquents.

Là, toute fière, je sors ma super-méga-cool application pour smartphone. Je la devine qui lève les yeux au ciel, et mon sourire s’efface tout doucement : je compte une douzaine de rapports sexuels depuis juillet.

Gasp. Il est loin le temps où je boudais sans mon orgasme quotidien.

Elle me répète alors que ce n’est pas au bout de 4 mois et douze séances d’acrobaties au compteur qu’il faut espérer tomber enceinte. Détendez-vous, ce n’est que le début, on commençera à s’inquiéter si dans un an, malgré des rapports fréquents ( 2 à 3 par semaine dit-elle ), on ne voit toujours rien venir…

Le 8 décembre 2014, Musclor et moi avons mangé au restaurant ( #jap4ever ) puis sommes allés au cinoche pour nous récompenser d’avoir terminé la décoration de notre chambre et les montages de nos nouveaux lit et supercanapé d’angle. Interstellar nous a laissés comme deux ronds de flan, émus et tourneboulés tous les deux ( pour des raisons que je vous expliquerai peut-être un jour). Nous sommes restés dix minutes après la fin du générique, tellement on était secoués. Nous sommes rentrés et avons logiquement décidé de célébrer la Vie en nous roulant dans le stupre et le péché sur notre nouveau lit qui sentait le bois Ikéa tout-neuf.

( Le lendemain, dans la même veine, nous avons baptisé le canapé.)

Le 25 décembre 2014, nous fêtons Noël en famille. Ma nièce de 6 semaines est présente et discrètement ( du moins à mes oreilles )( puisque ma belle-soeur a entendu ) je glisse à Musclor :  » j’ai une semaine de retard donc à Noël prochain il y aura peut-être un bébé de plus ! ahaha ».

Le 2 janvier 2015 après une soirée de la Saint Sylvestre copieusement arrosée et des ragnagnas toujours aux abonnés absents, je m’assois maladroitement sur les wécés ( je tangue ) pour déverser le contenu de ma vessie sur un bâtonnet : CROIX BLEUE.

Vous avez compris que je me suis précipitée le jour-même dans un labo d’analyses pour faire une prise de sang. Mon taux de bêta-hcG crevait tous les plafonds. J’ai ensuite pris un RDV chez ma gynéco qui ô joie, avait un créneau la semaine suivante.

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Voici donc l’intérieur de mon utérus le 9 janvier 2015. Ma gynéco est trop sympa de m’avoir donné ce cliché précoce. Le haricot entre les deux petites croix, c’est bien LaLutine qui mesure 1,18 centimètre.

Et juste pour la petite parenthèse sympatoche et parce que j’avais envie de vous montrer ce cliché, voici à quoi ressemblait LaLutine 6 semaines après avoir été un flageolet. Son activité préférée consistait alors à faire du toboggan sur les parois de mon utérus. Elle n’est pas en train de manger comme on pourrait le croire, elle était en train de bâiller à s’en décrocher la mâchoire. L’échographiste a bien rigolé, nous aussi. Avec une grosse larmichette pour ponctuer chaque phrase qui sortait de ma bouche.

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Au final cet article, j’ai hésité à l’écrire puis à le publier car je ne pensais pas qu’il puisse vous apporter grand-chose. Et en me relisant, je me dis qu’il a finalement toute sa place dans la trilogie Stérilet  bientôt sur vos écrans ( et bientôt quadrilogie puisque j’ai récidivé avec un nouveau DIU 4 mois après mon accouchement ) car il vous montre par a+b qu’on peut tout à fait porter un DIU au cuivre et tomber enceinte après son retrait. Quatre mois et quinze rapports auront suffi à tordre le cou à mes deux angoisses : ne pas pouvoir tomber enceinte à cause de mon historique médical familial ET à cause d’un stérilet qui aurait potentiellement causé des dégâts. Des dégâts, il n’y en a eu aucun et mes cycles avaient mis seulement 2 mois à se remettre ( presque ) bien en place ( ils ne l’ont jamais vraiment été ^^ ). Cette grossesse a levé la malédiction que je croyais planer sur ma tête depuis 15 ans, et le DIU au cuivre n’a absolument rien entravé au processus.

Il va sans dire que, dès l’instant où ma gynéco m’a donné le feu vert pour poser un nouveau DIU après mon accouchement, je n’ai pas hésité une seule seconde à opter de nouveau pour cette méthode de contraception. Et cette seconde pose, je vous en parlerai dans un prochain article !

( Edit de mars 2017 ) Il est né le divin artiiiicle : il est .




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