passager - 6Voilà une semaine que je cherche une introduction à ce billet. En fait, y’en aura pas vraiment une, ou alors juste pour vous expliquer comment j’en suis arrivée à lire mon tout premier livre signé Jean-Christophe Grangé.

Il est notamment connu pour avoir écrit Les Rivières Pourpres adapté au cinéma. Enfin moi, je savais pas, c’est Musclor qui me l’a dit. Oui parce que Musclor , lui, est à fond sur les bouquins de Grangé et même qu’il les achètent en format broché et qu’il en a rien à carrer de la place que ça bouffe dans l’appartement.

Histoire de faire connaissance avec le bonhomme, j’ai décidé de m’attaquer à un gros pavé écrit en 2011 : LE PASSAGER.

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Vu son nom, je me doutais bien que le romancier était français. Mon ami Wiki m’informe qu’effectivement, le sieur est boulonnais et « journaliste, écrivain, scénariste et reporter international« . Rien que ça. Et pour ta culture perso, sache que les boulonnais ne sont pas nés dans un boulon mais à Boulogne-Billancourt ^^.

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Le roman ressemble + à un dico qu’à un vrai bouquin tant il est épais.

Même pas peur.

Après avoir lu le synopsis en 4ème de couverture qui, il faut le dire, m’a donné envie de dévorer le pavé illico, j’ai commencé bien tranquillement ma lecture.

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Il faut dire que j’adore les thrillers psychologiques quand ils sont menés avec brio.

Malheureusement dès les premières pages, un truc m’a gonflée d’emblée. J’ai cru que Grangé ne connaissait pas la définition d’une phrase. Pas de sujet, verbe, complément. Juste des mots balancés çà et là. A la pelle.

Je n’ai pas manqué de faire la remarque à Musclor qui m’a précisé que c’était un peu le style de l’auteur qui faisait ça.

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Fort heureusement au fil des pages, cette absence de phrases construites ne m’a plus gênée outre mesure. Je me suis faufilée dans cette histoire en temps que spectatrice, doucement mais sûrement, telle une souris hésitant à rentrer dans son petit trou.

Pour résumer succintement l’histoire sans spoiler, je me contenterais de dire que Le Passager narre l’histoire d’un médecin psychiatre Mathias Freire, suspecté de meurtre par la Police suite à la découverte d’un cadavre de clochard à Marseille . Le bonhomme, persuadé d’être innocent, fuit alors à travers la France et plus précisément à Bordeaux pour tenter de découvrir par lui-même qui a assassiné le SDF. Mais il va faire de bien curieuses découvertes sur sa petite personne, quand des gens qu’il ne connaît ni d’Eve ni d’Adam le reconnaissent dans la rue…

Pendant ce temps, la Police mène son enquête en parallèle, toujours avec un train de retard sur le Mathias qu’elle poursuit.. Et on ne tarde pas à faire un lien avec d’autres affaires non élucidées de meurtres.

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L’absence de phrase normalement constituée ( donc le sujet+verbe+complément qui me tient tant à coeur ) donne un certain rythme à l’oeuvre. Il ne se passe pas une seule page sans qu’il y ait de l’action en bataille. Le fait que l’histoire se déroule intégralement en France de nos jours ajoute une dimension « proche » du lecteur qu’on n’aurait pas dans un scénario se passant aux Stazunis en 1800. Facile de se glisser dans cette histoire donc.

Malheureusement, trop d’action tue l’action. Au bout de quelques centaines de pages, je commençais à trouver le temps long. Les protagonistes tournaient déséspérement autour du pot sans jamais rien trouver, les couillons.

Et quand on referme le bouquin, on se dit que quand même, Grangé aurait pu nous épargner quelques chapitres pour se concentrer sur l’essentiel. D’ailleurs je suis persuadée que ce bouquin est une superbe matière pour un futur film et que le réalisateur ne manquera pas de sauter les passages superflus, ce qui sera fort appréciable pour qui a lu le roman en soupirant régulièrement.

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J’ai trouvé la fin assez inattendue et un peu tirée par les cheveux, mais je suppose que ça dépend des sensibilités. J’y aurais vu toute autre chose, personnellement !

Enfin, un point que je tenais à souligner : j’ai trouvé lourde la propension de l’auteur à glisser deci-delà des mots compliqués. Ne te méprends pas, cher lecteur : j’adore me cultiver avec mon dico sous le bras. Mais quand c’est utile et que ça sert l’histoire. Pas quand j’ai l’impression que l’auteur te balance des mots tordus pour se la péter.

Ca c’est dit.

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Pour conclure, LE PASSAGER ne me laissera pas un souvenir impérissable et j’espère qu’il ne s’agissait pas de la meilleure publication de J-C Grangé. Même si l’histoire est plutôt originale et ferait un parfait scénario de film, j’ai souvent trouvé le temps très long et j’ai eu du mal ( une bonne centaine de pages ) à m’acclimater au style « saccadé » de l’auteur pour décrire les actions.

Je ne me suis pas attachée aux personnages. Ils n’attiraient pas vraiment l’empathie ou tout autre sentiment d’ailleurs. On se contente de suivre leur histoire en tant qu’observateur. J’aurais aimé que Grangé me fasse aimer ses personnages. Je les ai trouvés froids.

Sur la fin, j’avais vraiment hâte que ça se termine pour pouvoir attaquer un autre livre. Et je me suis dirigée illico vers la légèreté de la chicklit !

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Je ne boude pas J-C Grangé pour autant et j’espère avoir de bonnes futures surprises en découvrant d’autres publications. J’ai de la lecture en perspective !

Satisfaction : 5,5 / 10

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