Lush rehab retour droit chemin shampooing miracle
Parmi la centaine de produits Lush qui continue de se reproduire dans ma salle de bains et malgré une utilisation intensive sous la douche et dans la baignoire, mon stock de lusheries ne désemplit pas. La cause m’est désormais connue : je suis addict. Pour parvenir à cet état de dépendance extrême, il m’a suffit d’une seule visite dans une boutique Lush, ma toute première en réalité.

C’était en 2005, j’avais deux des plus belles ciaonautes à mon bras dans les rues de Paris. Ce jour Saint, j’ai découvert LE produit qui m’a totalement faite adhérer à la marque.

C’était un shampooing. Et si son nom à rallonge et sa couleur me rebutèrent au premier abord, j’ai pris l’initiative de tester cette mixture teintée d’orange et de marron dont la dénomination était explicite « Retour dans le droit Chemin».

Depuis j’ai appris à commander sur le site Internet anglais de la marque, comme des milliers de Lush-addicts,pour bénéficier de tarifs beaucoup plus
avantageux et surtout me délecter de la créativité dont Lush fait preuve dans le marketing. En effet, mon shampooing s’appelle Rehab en anglais ;autrement dit, ma tignasse va se payer une cure de désintox du tonnerre.

Après mon billet sur mon savon préféré , laissez-moi vous présenter mon favori parmi mes favoris, celui qui passe toujours avant mes shampooings solides ou toutes les autres marques confondues, celui qui a littéralement sauvé mes cheveux d’un désastre annoncé


Etude de terrain capillaire

Il faut remonter loin, très loin dans des temps immémoriaux, pour se souvenir de la belle tignasse châtain qu’arborait la Lu de l’époque. En effet, à ses 10 ans et pour l’aider à passer ce cap douloureux de changement de dizaine, ses parents décidèrent de succomber à son caprice capillaire, contre l’avis des quelques coiffeurs consultés : Lucie voulait des boucles, des duchesses, des trucs à ressort. Elle ne faisait qu’un mètre vingt les bras levés et pourtant, elle présentait déjà toutes les caractéristiques de la pouffe sûre de soi, coquette et déterminée. A tel point qu’on la surnommait déjà la Chieuse.
Après la permanente à l’ammoniac tant convoitée, elle se jura de ne plus jamais recommencer ce genre de conneries : non seulement ses tifs étaient bougrement fragilisés mais sa nuque avait été brûlée par l’ammoniac mal réparti sur la tignasse. Et comble de l’horreur : cette permanente changea le destin de son cuir chevelu à jamais. Il passa de «normal» à extrêmement gras car son scalp ayant été agressé chimiquement, il devint très sec. Et le corps en cas de sécheresse adopte un réflexe que toutes les cosméto-addicts connaissent sur le bout(on) des pores : la sécrétion de sébum.
Les démangeaisons faisaient parti du lot quotidien de la pauvrette. Naturellement apparurent les premières pellicules qui se transformèrent ensuite en lambeaux de scalp séchés tellement ils étaient balèzes.

L’expression favorite de sa mère fut trouvée à cette époque et adoptée à l’unanimité par la famille : « Les cheveux de Lu, c’est des frites ». Refusant catégoriquement de se faire traiter de moule-frites pendant les récrés, elle tenta plusieurs marques de shampooing, sans succès. Le champion dans la catégorie «daube magistrale» fut d’ ailleurs l’impensable antipelliculaire Fructis qui lui colla deux fois plus de pellicules qu’auparavant, façon gros sel dans ses frites déjà si grasses.
S’ensuivit une longue période pendant laquelle Lucie ne jurait que par Head&Shoulders, seule gamme existante venant à bout de la graisse capillaire et des pellicules. La grosse contrainte: il lui fallait se laver la tignasse tous les jours pour ne pas voir réapparaître ses démons…et tout le monde sait que se shampooiner tous les jours, c’est pas très bon quand on veut éviter de regraisser…

RESUME : Cheveux fragilisés par une permanente donc secs aux pointes, ajoutez à cela une brûlure importante du cuir chevelu par l’ammoniac. Résultat :cheveux gras et pellicules. Une reine du glamour, en somme.


Lush va te passer un savon

En l’An de Graisse 2005, je décidais à tout hasard de tester Rehab et cette découverte changea radicalement ma vie capillaire.
Parmi tous les conditionnements de shampooings proposés par la marque bobo-écolo, qui ne teste pas ses produits sur les animaux et évite les emballages et tout et tout, on retrouve la gamme des shampooings liquides, finalement pas très étendue.

Comme je suis une gourde et si vous avez bien lu mon étude de cas capillaire, vous remarquerez vite que je me suis plantée de shampooing. J’ai traité mon graillon capillaire par des huiles…Etrange non? J’aurais dû choisir I Love Juicy, mais mon ignorance en matière de lusheries a guidé aveuglément mon choix.

Conditionnement et tarifs

A l’inverse des shampooings solides qui se veulent respectueux de l’environnement puisqu’ils ne sont pas emballés, les liquides sont conditionnés dans des flacons en plastique souple, transparents avec leurs éternels caractères blancs sur étiquette noire.
Le tout est surmonté d’un bouchon noir à clapet sobre qui ne ruinera jamais votre manucure.
La particularité des shampooings liquide Lush, c’est qu’ils existent en différentes contenances ( sauf pour Big et La Grande boucle conditionnés en pots ) : sympa de choisir la petite mignonnette quand on veut tester ( 100 g ), économique le format moyen pour une nana un peu fauchée ( 250 g ) , carrément orgasmique la grande bouteille pour les accros ( 500 g ).

Les tarifs proposés par le site Internet français ( www.lush.fr ) sont rigoureusement les mêmes qu’en boutiques françaises, ce qui permet aux exilés de Coincoinville et aux feignasses chroniques de profiter des mêmes tarifs que les citadins.

Pour ma part, j’ai d’abord testé le petit format et depuis quatre ans, je ne jure que par le balèze, celui qui pèse une moitié de kilo. Et croyez-moi sur parole : avec ce format, y a de quoi tenir de très très longs mois…


Date de péremption? Non, j’ai le choix dans la date

En plus de la sempiternelle grosse étiquette noire nous rappellant le nom du produit et nous indiquant les conseils d’utilisation ( ainsi qu’une phrase ou deux de blabla marketing ), vous verrez aussi la pastille verte du produit. Sur cette étiquette qui se décolle facilement en endroits humides, vous pourrez rigoler du prénom et/ ou de l’avatar de celui qui a préparé votre shampooing ( Nicky pour mon flacon en cours ) ainsi que les dates de fabrication et de péremption.
Comme un morceau de Brie et comme n’importe quel produit frais comestible, vous serez limité dans le temps pour utiliser ( et pas baffrer ) votre Rehab. J’ai 14 mois pour écouler mon bidon de 500 grammes, en théorie.
Sauf qu’en pratique, la quantité nécéssaire de liquide pour laver la plus grosse des touffes est tellement ridicule qu’ on dépasse quasiment toujours cette date limite d’utilisation. J’ai donc souvent enfreint la règle, me demandant si comme une indigestion avec un yaourt périmé, mes tifs allaient verdir ou tomber en masse.
Que nenni ! Mise à part l’odeur qui «tourne» un peu ( j’en parle plus loin de cette fameuse odeur… ), le shampooing peut être utilisée au-delà de la DLC. Venant d’une nana qui bouffe ses yaourts périmés de 10 jours, rien d’étonnant finalement.

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Le concept de DLC me paraît donc totalement farfelu dans le cas des shampooings liquides car si on ignore des odeurs qui peuvent parfois changer, ils restent parfaitement utilisables ( contrairement aux masques frais faciaux qui eux, contiennent des oeufs par exemple ). Bref, une incitation à la consommation un tantinet sournoise, non?


La Cure de Désintox by Lush®

Côté composition, on a vu beaucoup mieux du côté de la marque bobo-écolo…Car dès qu’on se place la liste sous les yeux, on flippe : le premier produit cité ( donc le plus abondant ) est d’origine synthétique ! Il y a de quoi se poser des questions sur le reste de la compo, dont je vous épargne volontairement le détail. Mais à y regarder de plus près, la cure de désintox n’est pas si terrible que ça puisqu’elle contient 17 produits naturels ( ou naturellement issus de produits naturels ), 8 produits chimiques dont du parfum et 2 parabens, ceux-là précisément qui permettent de pousser la DLC à 14 mois ( les parabens sont des conservateurs , pour mémoire ).
Un pourcentage de produits naturels très raisonnable, 68%, même si on déplore ce fichu produit chimique situé en haut de liste et la présence inutile ( mais ça, vous comprendrez en lisant la suite ) de parfum.

Il me semble quand même important de signaler que parmi ces 17 produits naturels figurent entre autres 3 huiles ( jojoba, olive et amande douce ), 4 huiles essentielles ( lavande, menthe poivrée, romarin et baie de genièvre ) et 4 jus de fruits frais ( papaye, ananas, kiwi et mangue ). Un petit cocktail détonnant qui m’aurait permis de mieux comprendre mon aversion au départ pour son odeur si j’avais pris la peine de regarder cette composition de plus près. Ce que je peux être cruche parfois.

Côté blabla marketing, Lush nous promet un shampooing qui rend force et souplesse aux cheveux maltraités. Ainsi, dans le Lush Times de Noël ( j’ai refilé mon plus récent aux copines qui me tannaient ), on peut lire les quelques lignes suivantes :

« Vous avez des problèmes de cheveux? Offrez-leur un retour dans le droit chemin Lush. Les huiles d’olive, de jojoba et d’amande douce fortifient les cheveux abîmés, les plantes contribuent à apaiser et stimuler le cuir chevelu, tandis que les jus de fruits frais laissent votre chevelure propre et brillante. Si vous avez déjà des cheveux en pleine forme, conservez les ainsi grâce aux huiles hydratantes du fruité Retour dans le Droit Chemin, pour une crinière souple et éclatante de santé. »

Autrement dit, ce shampooing n’était absolument pas fait pour moi !
Et pourtant, il a bien été l’instrument du Miracle…


Le billet où je suis une Miraculée

C’était pourtant très mal barré : toutes les lusheries viennent en général titiller mon «syndrôme de Tequi» qui consiste à sniffer ses produits Lush en toutes occasions, juste pour le plaisir.
Rehab a totalement échappé à ce traitement de faveur : dès le premier sniffage, j’ai trouvé qu’il daubait grave. Je trouvais qu’il sentait la douce odeur du vomis avarié. Oui, carrément. Après un rapide coup d’oeil à la composition, je compris que cette aversion olfactive provenait sans doute du romarin et de l’ananas : le premier me file la gerbe rien que de l’évoquer, et si vous osez inclure le second dans un cocktail, vous pouvez être sûr que je ne ferais pas les fonds de verre en fin de soirée.

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Heureusement que je ne me suis pas arrêtée à cet aspect «sniffage» et que si mes expériences précédentes avec des trucs qui puent ( produits antipoux, traitement contre l’acné…) se sont révélées désagréables à l’utilisation, leur efficacité était par contre indéniable.
Cette odeur particulière, j’ai même fini par l’apprécier avec le temps. Mais un tout petit peu, hein, faut pas charrier.

Le bouchon à clapet, comme pour tous les produits Lush, permet non seulement d’éviter de gâcher du produit mais aussi de protéger le petit trou d’ouverture des filets d’eau qui dilueraient notre potion magique.
En une simple pression sur le plastique souple de la bouteille et après avoir tenté de mélanger le contenu hétérogène , il suffit d’une noisette de liquide marronnasse pour laver toute la chevelure. Mes tifs ont en effet une bonne longueur et je me suis vite rendue compte qu’il ne servait à rien d’utiliser une quantité de shampooing conséquente comme je le faisais sans scrupules avec Head&Shoulders. La première fois, j’ai longtemps hésité à transférer ce liquide dont la couleur et l’odeur ne me plaisaient en rien de la paume de ma main vers le sommet de mon crâne. Et tel un champion d’apnée, je me suis lancée. Je suis une warrior, je suis courageuse, je suis trop balèze et je veux que mes tifs soient débarrassés du gras.

Ma groseille de produit se transforme vite en une mousse abondante mais légère et aérienne. L’odeur me rappelle encore les reflux gastriques dont je suis parfois victime mais qu’importe : j’ai décidé d’aller jusqu’au bout, donc je malaxe ma choucroute et mon scalp pendant deux minutes, puis je rince. Toute la mousse part alors très facilement, et je sens que mes cheveux crissent, signe qu’ils ont bien été débarrassés de leur couche de gras.

Les résultats immédiats : j’me sens légère

Si vous aviez un sac de noeuds à l’entrée, ne vous attendez pas à ce qu’il soit démêlé à la sortie : Rehab ne démêle pas du tout et je le soupçonne même d’emmêler un tantinet la tignasse. Par contre après démélage et séchage naturel, c’est déjà une victoire : on sent les cheveux très légers, une sensation nouvelle et très agréable que je n’avais pas ressentie depuis des années!
Ils sont d’ailleurs tellement légers que des bouclettes se reforment aux endroits où la masse de cheveux était telle qu’aucun zigzag capillaire n’était possible depuis des lustres!
Mon cuir chevelu ne me gratouille pas, signe qu’il n’a pas été agressé pendant mes ablutions. Un petit exploit là aussi.
Quant à son odeur, elle devient beaucoup plus supportable sur cheveux secs et se fait rapidement oublier. Désormais, j’utilise systématiquement un après shampooing ( Vive la révolution ou Coolaulin ) pour démêler et surtout respirer des effluves enchanteresses tout au long de la journée.

Les résultats durables : le Miracle !

Vous vous souvenez qu’à cause de l’état lamentable de mes cheveux et de mon scalp, j’étais contrainte de me laver les cheveux une fois par jour?
Attention, ouvrez grand vos mirettes…
Rehab est le seul, et je dis bien LE SEUL qui rendit mes cheveux tellement propres, doux et beaux que le lavage quotidien ne fut plus nécéssaire ! Au début, je n’en croyais pas mes yeux, c’était déjà une révolution de tenir 2 jours sans avoir à y revenir. Mais quand j’ai poussé le vice à tenir jusqu’à trois jours sans sentir mes cheveux gras ou sales, j’ai compris que Rehab allait devenir mon meilleur allié contre mes problèmes capillaires.

Rehab

Et effectivement, non seulement il a apaisé mon cuir chevelu mais il a aussi traité mes problèmes chroniques de pellicules et de gras. Vu qu’il n’agresse pas et donc ne déshydrate pas le scalp, la production naturelle de sébum est ralentie. Hourra ! Je n’aurais jamais cru qu’un produit contenant tant d’huiles pouvait soigner ma tignasse agressée et graisseuse, et pourtant le miracle est bien là. Là où les compositions chimiques n’arrivaient en rien à calmer ma pauvre tête, Lush m’a non seulement calmée mais aussi traitée durablement puisque maintenant, je peux me payer le luxe d’utiliser n’importe quel shampooing sans que mon crâne parte en lambeaux ou que mes cheveux redeviennent des frites 🙂 Mais surtout, quelle délivrance de ne se laver les tifs qu’un jour sur deux !


Rehab m’a sauver

Les qualités d’un Sauveur

  • Très économique, une groseille de produit suffit à laver même les plus longues tignasses.
  • Le design classieux de la bouteille, surtout si comme moi, vous collectionnez les lusheries. Sympa également la transparence du flacon qui permet de connaître le niveau de produit restant
  • Il rend légèreté et brillance aux tifs fatigués.
  • Sa composition, même si elle n’est pas irréprochable, reste bien meilleure que la majorité des produits traitants existants sur le marché.
  • Il traite en plus de laver : adieu pellicules et cheveux gras, le Miracle tant espéré est enfin arrivé !
  • Le seul shampooing qui m’a permis d’arrêter le cercle vicieux du shampooing quotidien 🙂

L’Erreur est Humaine

  • Comme d’habitude, j’ai horreur qu’on me prenne pour une buse quand il s’agit de faire péter la CB : préférez commander sur le site anglais sans hésiter.
  • La couleur du liquide ne donne pas envie.
  • L’odeur très très très particulière : pas de senteurs fruitées mas plutôt épicées, On s’y habitue mais il faut supporter au début hein!
  • Il ne démêle pas, mais il ne m’avait rien promis non plus.
  • Une DLC théorique de 14 mois, qui peut être largement dépassée heureusement.

Ma région crânienne souffrait depuis des annéesDepuis ma rencontre avec Rehab, je peux me vanter d’être une miraculéeMalgré sa composition riche en huiles et jus de fruits, il a su contre toute attente traiter durablement mes problèmes de cheveux gras et ternes tout en apaisant mon cuir cheveluEt même si l’odeur et la couleur me rebutaient au premier abordje suis vite passée outre ces petits désagréments de pouffe quand j’ai constaté que grâce à Rehabje me paye le luxe oublié depuis des années de pouvoir me laver les cheveux un jour sur deuxAmen.

Même si ma salle de bains regorge de shampooings de toutes marques ( la plupart Lush ), Rehab demeure le seul vers lequel je me tourne systématiquement comme un réflexe car il reste ma valeur sûre pour des cheveux légers, brillants et débarrassés des agressions extérieures. Si je ne devais garder qu’un seul shampooing liquide chez Lush, ce serait Rehab sans hésiter!

Satisfaction : 10 / 10

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Parmi la centaine de produits Lush qui continue de se reproduire dans ma salle de bains et malgré une utilisation intensive sous la douche et dans la baignoire, mon stock de lusheries ne désemplit pas. La cause m’est désormais connue : je suis addict. Pour parvenir à cet état...
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