Ma rencontre avec Lush date de cette époque où Psychosexy commençait à nous inonder d’avis bobo-cosmétos sur un site de consommateurs , nous vantant les mérites d’une marque anglaise qui ne testait pas ses produits sur les animaux, n’utilisait presque que des substances naturelles, dont le packaging était sobre et classe, et surtout dont les produits arboraient des noms loufoques et se paraient de mille couleurs et odeurs ennivrantes.
Cette ciaonaute bordelaise nous forçait même lors des ciao-rencontres à pénétrer dans l’antre Lush située rue de Buci à Paris, pour entre autre nous faire craquer mais aussi abîmer ponctuellement nos capteurs olfactifs assaillis par tant de senteurs naturelles certes, mais écoeurantes une fois mélangées.
Forcément, quand on découvre une marque de cosmétos, on se fie aux dires des copines. Je suis donc repartie sous le bras avec mon petit pot de Grande Mentheuse, un must selon Psychosexy et un pot d’Herbalism, que Sev m’a chaudement recommandé. ( En réalité, je la soupçonne d’avoir voulu le tester sur moi )

Depuis ce temps reculé, je suis devenue accro à la marque et surtout chacune de mes visites chez Lush se solde par l’achat de ce masque vert.

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▄■▪ La compo

 » Gel de bentonite, kaolin, miel, talc, haricots aduki moulus, glycérine, graines d’onagre, huile essentielle de menthe poivrée, huile essentielle de tagète, absolu de vanille, limonène, parfum, chlorophylle, parahydroxybenzoate de méthyle. »

Sur le site internet anglais, il est d’ailleurs possible de cliquer sur chacun des produits pour en savoir davantage. J’apprends ainsi d’où vient le kaolin ou encore depuis combien de temps est utilisé le methylparaben dans nos cosmétiques. A croire que nous les français, n’avons pas le droit de nous instruire…
Vous aurez donc compris que Lush a décidé d’inclure 1 produit chimique, qui s’avère être un paraben, afin que le produit ait une durée de conservation de 3 mois. Et trois mois, quand on connaît bien les produits Lush, c’est court même pour venir à bout d’un mini-pot !
.
▄■▪ Le topo

« Masque purifiant à la menthe pour le visage et le dos.
La Grande Mentheuse fait partie de nos produits à l’arôme phénoménal de menthe ( si vous l’aimez, vous adorerez notre savon Démon de minuit). Il regorge d’huile essentielle de menthe poivrée qui vous rafraîchit et vous stimule la peau tandis qu’il vous chatouille les narines et éveille vos sens. C’est un masque qui purifie en profondeur, raffermit et exfolie, à utiliser sur le visage, le cou et le dos pour insuffler la vie à votre peau
. »

Je fais naturellement confiance à mes copines donc je n’avais pas lu cette petite description avant de balancer le produit dans mon panier.
D’ailleurs, je viens tout juste d’apprendre que le nettoyant peut s’utiliser sur le dos. J’abandonne déjà l’idée en prévision des acrobaties nécéssaires qui de toute façon, démanderont de la souplesse. Et je suis pas souple du tout.
En ce qui concerne la menthe, je me contenterais de signaler mon goût prononcé pour les After Eight, ma gourmandise préférée. D’ailleurs, je ne doute pas de l’effet frais que saura me procurer cet arôme si puissant.

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Une vraie menthomane

Une fois par semaine, j’aime gommer mon divin minois pour dégager ce vilain teint terne en décapant la moindre cellule ayant reçu le maquillage de la semaine.
J’ai donc utilisé à plusieurs reprises la GM comme gommage : c’est dans ma douche que le pot noir a élu domicile.
Une noisette suffit alors à nettoyer tout le visage humidifié. La pâte est à consistance mi-molle et reste donc facile à doser et si on n’a pas des ongles manucurés, il ne restera aucune trace sur les mains nettoyées.
Là où je surkiffe la GM, c’est que l’on sent parfaitement bien les innombrables petits grains qui batifolent dans la pâte. On a donc vraiment l’impression de se gommer à fond la peau.
Le rinçage, somme tout facile, nécéssitera néanmoins la même gestuelle que pour l’application : et vas-y que je frotte, doucement quand même, pour tout éliminer. Il est arrivé quelquefois que je retrouve des bouts agglomérés dans la baignoire, mais rien de grave : tout part très bien dans le syphon.
Après séchage de la peau, c’est l’effet Kiss Cool : c’est fraaaaaaaaaaais ! Ca réveille comme pas possible, génial pour s’auto-filer une bonne gifle avant de partir au boulot. Le teint est éclairci et la peau prête à recevoir un soin.

Le point noir : Ne surtout pas laisser le pot sous la douche car si il se ferme bien, il recevra pourtant de la flotte et la pâte sera surplombée d’une petite mare croupissante verdâtre, pas du tout ragoûtante..J’ai d’ailleurs cherché la provenance de cette flotte : condensation qui s’infiltre dans le petit pot pourtant solidement vissé ? De l’eau sournoise qui glisse de mes doigts au moment où j’attrape ma noisette ?

la tronche du dimanche ùatin

la tronche du dimanche ùatin

Quand on a goûté à GM façon gommage, rien de mieux pour profiter plus souvent de ce plaisir mentholé que de l’utiliser en nettoyant quotidien. D’ailleurs, pour toutes celles qui achèteraient le pot de 315g, ce sera le seul moyen de venir à bout du produit dans les 3 mois impartis.
J’ai la peau mixte, c’est-à-dire une zone T visible dans les mauvais jours, avec les joues ayant tendance à se déssécher assez rapidement si je ne les hydrate pas .
De la même façon qu’un gommage-sous-la-douche, j’humidifie le visage au-dessus de mon lavabo, je chope une noisette, et je frotte cette fois-ci beaucoup plus délicatement que pour un gommage. L’effet frais est toujours là, les petits grains aussi. La peau est visiblement nettoyée, même si je constate que quelques traces de maquillage persistent après passage d’un coton imbibé de lotion alcoolisée Clinique.

Deux points noirs : Si la baignoire est facile à nettoyer à l’aide du pommeau de douche, j’aime pas nettoyer le lavabo à la main. De plus, je retrouve souvent des petits bouts verts sous mon menton. Même si c’est pas la faute du produit.
Là où ça fait mal, c’est pour l’hydratation : je mets environ deux fois plus de crème hydratante sur mes joues après ce nettoyage. Sinon, c’est guerre des peaux assurée : plus tu essayes de les enlever à l’ongle, plus elles se multiplient, les chagasses.

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La dernière utilisation reste le traditionnel masque.
J’ai tenté de l’appliquer puis de l’enlever au-dessus du lavabo : j’ai mis quasiment autant de temps à l’enlever que le temps de pose optimal, c’est-à-dire 10 minutes, sans compter les retouches quand je découvrais une crotte verte collée sur une tempe.
Alors j’ai pris une toute nouvelle habitude : faire un masque en prévision d’une douche ou d’un bain. Deux noisettes seulement sont nécéssaires pour recouvrir la tronche entière d’une couche épaisse mais raisonnable.
Ensuite, je peux vaquer à mes occupations habituelles pendant 5 à 15 minutes puis je file sous la douche dès que je sens que mon masque devient un peu trop dur.
Car vous constaterez bien vite que plus le masque est dur, plus il devient ardu de l’enlever. Vous devrez frotter assez conséquemment sous la douche pour qu’il ramollisse et reprenne la même forme que lors d’un gommage ou d’un nettoyage.
En dehors de ça, je ne regrette pas de l’utiliser en masque : mes pores sont bien ouvertes, prêtes à accueillir un soin. Si je joue ma feignasse et décide de ne pas en faire, les pores se referment au bout de quelques minutes, me laissant un visage radieux et bien rafraîchi. Tellement rafraîchi que parfois, vous aurez la sensation d’avoir tellement « frais au teint » que ça brûle. Mais sans les effets néfastes.

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Lors d’une de mes précédentes utilisations en tant que masque, j’ai subi ce qu’ aucune lush-addict n’a subi à ce jour.
En effet, j’ai comme d’habitude pris soin de mettre un bandeau dans mes cheveux, ai étalé la pâte sur ma tronche, me suis lavé les mains puis ai pris le parti d’attendre les 10 minutes nécéssaires pour que le masque durcisse un peu et prenne sa teinte vert foncé.
Seulement quand j’ai voulu rincer….
CATASTROPHE : Plus une seule goutte d’eau dans l’appartement !
Soupçonnant les ouvriers travaillant dans l’immeuble d’avoir coupé l’eau sans prévenir, j’ai pris mon mal en patience. Mais au bout de 20 minutes, quand je n’arrivais plus à afficher le moindre rictus de mécontentement et que je ne pouvais même plus déblatérer des insultes, j’ai envisagé de sortir de l’appartement, le visage vert pour aller cracher mon venin sur la concierge qui n’avait pas pris le soin de nous prévenir. Mais seulement un quart de seconde, le temps de constater que même parler me donnait l’impression de m’arracher toute la peau de la tronche.

J’ai donc demandé au frangin, en calbute à 16h, d’aller m’acheter de toute urgence une bouteille d’eau au supermarché du coin. Peine perdue : il n’avait pas encore fait son sport donc ne pouvait pas décemment sortir ainsi ( ?).
Au bout de 35 minutes au cours desquelles je m’imaginais déjà dans mon cercueil, le visage momifié telle une reine d’Egypte, j’ai attrapé mon portable et n’ai pas osé laissé de message vocal aux amis des environs qui ne répondaient pas. Quand j’ai enfin réussi à joindre Mum, elle se trouvait à 30km et n’était pas décidée à faire 60 bornes pour m’acheter une bouteille d’eau, l’égoïste.
Je commençai vraiment à paniquer puisque ma peau commençait à gratter, piquer et que ça tirait un max. J’ai alors pensé à gratter la glace dans le congélateur puis à la faire fondre. Mais pas de chance : on l’avait dégivré dans la semaine, pas un seul stalactite à l’horizon..

Ne restait plus que la cuvette des toilettes.
Une larme a perlé le long de ma joue et n’a pas fait bouger d’un milipoil le masque qui commençait même à noircir.
Quand j’allais dire adieu à ma fierté, mon frère a hurlé : « Luuuuuu, j’entends des bruits de tuyaux ! »

J’ai foncé dare-dare dans la salle de bains, ai ouvert le robinet et ô joie, le précieux or bleu en sortait. Par à-coups qui me donnaient tellement les miquettes que je me suis à plusieurs reprises cogné dans le lavabo. Tout à coup, j’ai compris le drame de ces millions de personnes n’ayant pas accès à l’eau potable et l’émerveillement qu’on peut ressentir face à une petite giclée.
Ma peau bien rougie s’est bien calmée par la suite, et j’ai pris soin de m’enduire la trogne de crème hydratante.

( et pour la fin de l’histoire, sachez qu’en tant que chieuse professionnelle, je suis quand même aller gueuler chez la concierge…)

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Malgré ma momification façon Shrek, je reste une inconditionnelle de la Grande mentheuse pour :

  • son effet frais, utilisé en gommage nettoyant ou masque, qui redonne vraiment du pep’s au teint. Un atout jamais égalé chez n’importe quel autre masque, Lush ou non.
  • Son odeur puissante de menthe poivrée qui peut nous poursuivre toute la journée
  • Sa texture, sa couleur et son conditionnement, en petit ou gros pot.
  • La facilité à le rincer à grandes eaux.
  • Sa compo-écolo n’incluant qu’un conservateur.

Mais je lui ferais toutefois quelques reproches :

  • Le pot, c’est joli, ça se visse et tout… Mais c’est pas très hygiénique de trempouiller les doigts dedans surtout si on a des ongles. Alors nettoyer ses mains avant, c’est fastoche, je sais le faire..mais se récurer les ongles décorés en vert, ça devient chiant à la longue.
  • Son prix en France, incroyablement tiré vers le haut. Mais restons pragmatique : c’est toujours meilleur marché qu’un masque frais qui se conserve 3 semaines.
  • Sa durée de conservation limitée à 3 mois.
  • L’hydratation indispensable

Si vous ne deviez choisir qu’un seul nettoyant visage chez Lush, ce serait la Grande Mentheuse !

Satisfaction : 8,5 / 10

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Ma rencontre avec Lush date de cette époque où Psychosexy commençait à nous inonder d'avis bobo-cosmétos sur un site de consommateurs , nous vantant les mérites d'une marque anglaise qui ne testait pas ses produits sur les animaux, n'utilisait presque que des substances naturelles, dont le packaging était sobre...
Tu aimes ? Fais-en profiter les copains !
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